CANONS
l. — De Dieu créateur de toutes choses,
I. — Si quelqu'un nie un seul vrai Dieu, Créateur et Maître des choses visibles et invisibles ; qu'il soit anathème.
292 LE DIVIIf
II. — Si quelqu'un ne rougit pas d'affirmer qu'en dehors de la matière il n'existe rien ; qu'il soit anathème.
m. — Si quelqu'un dit qu'il n'y a qu'une seule et même substance ou essence de Dieu et de toutes choses ; qu'il soit anathème.
IV. — Si quelqu'un dit que les choses finies, soit corporelles, soit spirituelles, ou du moins les spirituelles, sont émanées de la substance divine ;
Ou que la divine essence, par la manifestation ou l'évolution d'elle-même, devient toutes choses ;
Ou enfin que Dieu est l'Être universel et indéfini qui, en se déterminant lui-même, constitue Tuniversalité des choses en genres, espèces et individus ; qu'il soit anathème.
V. — Si quelqu'un ne confesse pas que le monde et que toutes les choses qui y sont contenues soit spirituelles, soit matérielles, ont été, dans la totalité de leur substance produites de rien par Dieu;
Ou dit que Dieu a créé, non par sa volonté libre de toute nécessité, mais aussi nécessairement que nécessairement il s'aime lui-même ;
Ou nie que le monde ait été fait pour la gloire de Dieu; qu'il soit anathème. »
— On trouvera toutes les explications relatives à ces textes dans les Éludes théologiques sur les constitutions du Concile du Vatican par le Chanoine Alfred Vacant (Paris, Belhomme), tome I.