‹ Le divin, expériences et hypothèses: études psychologiquesChapitre 109 sur 119 · SM LE DIVIN · texte numérisé non relu

SM LE DIVIN

anglais Richard Jefferies. {The Story of my heart, Longmann ; Londres 1891).

Il concède que Dieu n'est, pour le moment^ ni omniprésent, ni omnipotent. Ce n'est pas le sentiment qui nous fait croire en Dieu qui est faux, c'est l'image que nous nous construisons, et nous devons la réformer.

«c Je ne pourrais pas adorer une divinité qui serait responsable de la continuation du monde actuel. On nous objecte : Dieu ne veut pas expressément tout ce mal, il se borne à le permettre. Oui, il le permet expressément, et cela revient au même. Alors dira-t-on que, s'il ne permet pas, il essaie d'empêcher? C'est précisément l'hypothèse que je formule. Dieu s'efforce et ne réussit pas toujours. Quel soulagement de le croire ! Diminuée métaphysiquement, la divinité est moralement grandie. Après tout, la réalité présente est un mystère dont l'origine échappe; et j'appelle Dieu l'effort, partout manifesté, pour transformer la réalité. C'est un effort intelligent, moral, douloureux, sans cesse contrecarré, mais dont les progrès s'affirment de plus en plus » (p. 37).

« Nous ne cessons pas de croire à la puissance de Dieu, ni à sa victoire ultime... Fions-nous à un tel pouvoir, mais ne soulevons pas la conscience contre Dieu, en affirmant la toute-puissance actuelle et absolue. » (p. 38).

« En définitive, si j'osais m'exprimer ainsi, je dirais qu'on se trompe en plaçant la toute-puissance de Dieu au début des choses au lieu de la placer à la fin. Il y a un Dieu qui sera et qui n'est pas manifesté. » (p. 39).

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