Époque du mammouth
Hébert. — Divin. 20
NOTE Vin
Le monothéisme inconscient dont parle flax Haller, le monisme inconscient de Hartmann, auraient donne lieu à ce que Mailer appelle V hénolhéisme * : la hiérarchie divine n'est pas encore organisée ; chaque dieu successivement est le plus puissant pour celui qui Tinvoque. Les exemples tirés de la refKgion indienne ou égyptienne sont classiques.
« Jamais les peuples, répond Guj'auS n'ont commence à penser par des abs»tractions. » — Or ce ne sont nullement des idées abstraites, des théories, que prêtent aux hommes primitifs Hartmann et Max Muller, mais quelque chose comme ces vagues et puissants instincts d où sont sortis les arts et toutes les inventions.
Il ne serait pas nécessaire non plus de se représenter cel instinct travaillant à un degré égal toutes les consciences ; c'est par des individus que se font les créations religieuses ou autres. A priori^ il est donc bien difficile de juger une semblable théorie. Tout ce que Ton peut dire, c'est que les faits sur lesquels elle s^appuie ne semblent pas avoir la valeur que leur oTit attrîbxiée Muller et Hartmann. Dans son étude sur la Religion du Véda, Oldenberg « avoue son scepticisme »'; Lefamann^ue Toit dans ces faits qu'un enthousiasme du moment^ une exaltation occasionnelle ; d'autres * parlant du culte égyptien, y retrouvent les louanges ampoulées, les flatteries hyperboliques, que l'Oriental prodiguQ à celui dont il sollicite quelque chose, sauf à les redire d'une manière non moins exclusive et absolue, quelques instants après, à tout autre. L'opinion de Barth est intermédiaire .