‹ Le divin, expériences et hypothèses: études psychologiquesChapitre 21 sur 119 · XII Béguines, ch- x · texte numérisé non relu

XII Béguines, ch- x

2. Le D' Pierre Janet nous promet un ouvrage sur les extatiques. Cfr. déjà. Les obsessions et la psychasthénie, p. 382, 660. (Paris, F. Alcan.)

ses grossièrement abuser par des ressemblances purement extérieures *. »

Bornons-nous donc à étudier au point de vue psychologique les extases religieuses des mystiques chrétiens et voyons si la réalité justifie leur prétention — exempte de tout orgueil, d'ailleurs — d'expérimenter le Divin, de le « voir », de le « toucher », d'en connaître V essence d'une manière tout autrement profonde que par les facultés intellectuelles discursives.

Que les mystiques soient de subtils psychologues, d'excellents observateurs du monde intérieur, il faudrait ne pas avoir lu dix lignes de leurs écrits pour en douter un instant. Mais leur « introspection ». comme disait déjà Ruysbroeck, dépasse-t-elle vraiment en profondeur et en renseignements l'introspection philosophique ordinaire?

Certains philosophes — et des meilleurs — le concèdent : « Le mystique, dit M. Boutroux, croit que, par l'effort de sa réflexion, il peut pénétrer toujours plus avant dans son être intérieur. 11 voudrait parvenir à en toucher le fond... Sous le conscient, il y a rinconscient : fonds véritable de notre être, et de plus en plus accessible à une conscience qui, méthodiquement et avec une intensité croissante, recherche les dernières raisons de nos pensées et les plus secrets mobiles de nos actions. » Et plus loin : V « amour idéal est le fond de l'être et le fond de nous-mêmes.

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