Noces spiiHtelles, L. U, ch. xix, lxxi
d'images et d'œuvres », mais sans se remplir de Dieu '.
Maintenant donc nous pouvons et devons poser la question : si le mystique n'apprend rien et ne peut rien nous apprendre dans ces dernières phases de plus en plus appauvries de Textase, en est-il de même des premières périodes de la contemplation ?
Que ces périodes soient riches en admirables cris du cœur, en ardentes effusions, qui se traduisent ensuite par de belles images, personne n'en disconvient. Mais le mystique a-t-il réalisé vraiment quelque acquisition au point de vue de la connaissance, ce que Ton doit attendre de toute « expérience » ?
Nous ne trouvons guère dans Ruysbroeck, comme résultat de son expérience mystique, que des métaphores. Deux surtout méritent de retenir quelques instants Tattention : l'âme unie à Dieu, dit-il, c'est le fer uni au feu ; il n'y a pas confusion de substance, bien qu'il y ait union sans intermédiaire ^ Cette comparaison fait bien comprendre comment Ruysbroeck évitait le panthéisme. En est-il de même de la comparaison suivante : notre suressence, l'essence divine, c'est le « centre éternel où toutes les lignes commencent et se terminent, où elles perdent leur nom et leur distinction, ne faisant qu'un avec son point central et devenues, pour ainsi dire, ce point lui-