Samuel, ch. viii
même, de telle sorte qu'elles demeurent pourtant en elles-mêmes des lignes venant au centre ' b. On voit combien habilement le panthéisme est esquivé ; à quoi servirait-il d'ergoter et d'exiger d'une image une précision mathématique ? Nous pourrions, en effet, argumenter en nous fondant sur l'unitéet l'identité du point central et en conclure à l'unité de substance que suppose le monisme. Ce serait logique, mathématique du moins, mais on ne saurait appliquer la logique, la méthode mathématique aux images. Il y a là deux interprétations et nous n'avons aucun droit d'attribuer à Ruysbroeck la seconde puisqu'il l'aurait impitoyablement rejelée.
Ruysbroeck n'a pas l'air, d'ailleurs, de se faire, à ce sujet, la moindre illusion. S'il s'agit de la première phase de la contemplation (spéculation), il nous dit que l'intelligence a perçoit clairement et sans erreur tout ce que jamais elle a entendu dire de Dien et que la foi enseigne s ^ Il ajoute, il est vrai : « et même toute vérité qu'il désire percevoir », mais il n'en cite pas une seule. Tout ce qu'il cite est une redite du catéchisme.