De sepUm ctistodiis , ch. ïiï
ï. XII Béguines, cli. ïii. — Infidèles, hérétiques ont d'ailleurs la lati prétention. L'Église catholique sait si bien tout ce que ces visio peuvent contenir d'illusoire et de faux, que lorsqu'elle canonise u extatique, elle défend souvent d'imprimer les comptes rendus d'( tases et ne présente ces visions que comme « pieusement croyable: tBenolt XIV, deCanoniiatxone Sanctorum. Ul, £3, IS ; U, 32, il}. — même que les tables tournantes sont, dit-on. antipapistca chez I prolestants, sainte Catherine de Sienne (13T7) appartenant au tii ordre des Dominicains qui, au moyen âge, n'admettaient pas rimn culée Conception' de Marie, entendait la Vierge lui affirmer qu'e n'avait pas été conçue sans lepijché originel.
A plus forle raison pour la seconde phase. « Ténèbre, nudité, néant » c'est tout ce que peut dire * et répéter Ruysbroeck. « On n'en sait pas plus le dernier jour que le premier *. »
Et la meilleure preuve que Ruysbroeck, en dehors des émotions vives qu'il a ressenties, n'a rien appris et n'a rien à nous apprendre, c'est qu'il cherche à s'expliquer cette incapacité parla subtile distinction entre Dieu et la Divinité, entre Dieu « travaillant » dans la trinité de ses personnes et Dieu se « reposant » dans l'unité de son essence — entre ce que l'on pourrait nommer la divinité à l'état dynamique et la divinité à l'état statiqne. Par une légère contradiction dont nous avons parlé ci-dessus, Ruysbroeck, objectivant son propre état d'âme, appellera cette essence divine ce quiète béatitude », mais il finira toujours par être obligé de la nommer « sauvage ténèbre », a încognoscible nescience, » — c'est-àdire, encore une fois, d'avouer qu'i/w'ew a7*ien appris et ne peut fien nous en apprendre.
D'où vient donc, dira-t-on, l'illusion des mystiques d'avoir reçu des révélations nouvelles, de nous transmettre de nouveaux secrets divins ?
Avant que les sentiments ou émotions intellectuels dont nous parlions tout à l'heure aient élé suffisamment étudiés, avant que la loi d'association des idées ait été appliquée à ces émotions intellectuelles (émo-