‹ Le divin, expériences et hypothèses: études psychologiquesChapitre 52 sur 119 · Ecosse ; victoire de Charles-Edouard · texte numérisé non relu

Ecosse ; victoire de Charles-Edouard

2. Lang ; p. 128. Lire les ch. m, iv et v. Que les animaux parlent, que les hommes soient changés en pierres ou en arbres, les pierres en animaux ou en hommes, cela ne choque en aucune manière rimagination du sauvage. C'est, sur toute la face de la terre le fond commun de tous les mythes : « Quod semper, quod uhique^ quod ad omnibus », répète souvent Lang.

3. M. Goblet d'Aviella {Revue de VUniv. de Bruxelles 4898, p. 503) a cité fort à propos, dit S. Ueinach [Cultes y Mythes y.. I, p. 44) le passage suivant d'un ethnographe américain, M. Franck Gushing : « Les Peaux- Rouges dits Zunis admettent que le soleil, la lune et les étoiles, le ciel, ht terre et la mer, tous les phénomènes et tous les éléments rentrent dans un même système de vie connexe et consciente. Le point de départ est l'homme, qui passe pour le plus bas des organismes, parce qu'il est le plus dépendant et le moins mystérieux. En conséquence, les animaux sont réputés plus puissants que l'homme, les éléments et les phénomènes plus puissants que les animaux. » (Publicat. of the bureau of Ethnogr. Washington 1883, II, q.).

PROBLÈME DE LA " PERSONNALITÉ DIVINE » m

nomènes'. Guyau s'en es( 1res bien rendu compte : « L'homme, dil-il, acquiert une notion toute nouvelle, inconnue à l'animal, celle des choses arii/icielies (inventions : les outils, les vêtements, etc.), des résultats obtenus de propos délibéré par une volonté sachant ce qu'elle fait. L'homme connaissant l'art du feu, verra, par exemple, d'un tout autre œil que l'animal une forêt embrasée par la foudre; l'animal se sauvera sans autre sentiment que l'épouvante; l'homme supposera naturellement l'existence d'un allumeur procédant en grand comme il procède luimême. De même si tous deux rencontrent une source d'eau bouillante, ce phénomène dépassera trop l'intelligence de l'animal pour le frapper vivement; au contraire l'homme, habitué à faire chauffer l'eau sur le feu, imaginera un chauffeur souterrain. Tous les phénomènes naturels tendent ainsi à apparaître comme artificiels pour l'être qui s'est une fois familiarisé avec les procédés de l'art. J'ai assisté récemment, avec quelques personnes du peuple, au jaillissement d'une source intermittente ; parmi les assistanls, personne ne voulait croire que la chose f naturelle, ils y voyaient l'effet d'un mécanisme, d'i artifice.

La même croyance s'est produite évidemme chez les peuples primitifs, avec cette différeu' <{Vl' artificiel, au lieu d'être pour eux synonyn de scientifique et de mécanique, impliquait l'idi

Page 1