Il s'agit EUrtout des faits ej:ceptioitneli
d'une puissance plus qu'humaine et merveilleuse*. » En fait, chez quantité de peuples, nous trouvons celte puissance attribuée à quelque être, animal ou homme qui crée, ou plutôt qui organise, arrange le monde : c'est la sauterelle ou mante religieuse chez les Boschimans, le sanglier chez les Arzens, le grand lièvre chez les Algonkins, l'aigle chez les Australiens, etc., etc.^; or ces animaux sont considérés comme possédant les pouvoirs des sorciers ; c'est donc toujours, pour le sauvage, des sur-hommes, avec les attributs humains. Souvent même ils reçoivent des noms humains : l' aigle-faucon d'Australie s'appelle « Bun-jel », mot qui équivaut à a Monsieur -o et désigne les hommes les plus âgés dont quelques-uns ont des pouvoirs magiques, celui, par exemple, de déchaîner les vents de manière à empêcher les naturels de monter aux arbres. C'est aussi un puissant sorcier qui, d'après certains Australiensy juge les âmes des morts selon les actions bonnes ou mauvaises commises pendant la vie. On voit donner le nom d'^un dieu à un sorcier célèbre et, réciproquement, des noms de guerriers, de civilisateurs, de sorciers, sont attribués à des dieux ^ Ces pouvoirs magiques, qui donnent tant d'influence aux sorciers chez les peuples peu ou pas organisés, comme les Esquimaux et les Fuégiens, sont