Rev. pkil., Nov. 1902, § V
2. Rev. phil., nov. 190i, § V : « valeur ressentie et non seulement conçue », de là son efficacité, comme lorsqu'on sent du dégoût pour un mets que d'autre part on saii indigeste. — Cfr. The Monist, July 19(M, 573.
Dans son remarquable traité de Morale S Hôffding ramène la conscience morale à la conscience psychologique *, la conscience morale consistant à prendre conscience du besoin d'unité, de cohésion, de synthèse entre le moi « empirique » et le mai « vérilable », c'est-à-dire « les fins ou intérêts vitaux que rindividu considère comme les plus élevés ».
Mais c'est précisément le jugement qui nous les fait affirmer comme plus élevés, qui nous permet d'apprécier « l'élément bon et précieux de l'être' », qui constitue le jugement de conscience morale! Que l'on fasse consister le bien en ce que l'on voudra, on n'esquivera jamais la nécessité de porter, à un moment où à l'autre, un jugement de valeur qui le consacre comme tel et que l'expérience seule ne suffit pas à justifier*.
i. Morale : Essai sur les principes théoriques et leur application aux circonstances particulières de la vie (F. Alcan, 1906).