Ribot, Log. des sent., p
que tout penseur exercé évite facilement. La plus lamentable illusion serait d'escamoter le problème lui-même grâce à Tintroduction de ce mot valeur. Tarde a bien soin, d'ailleurs, de distinguer de la valeur-utilité (de l'économie politique) la valeurvérité et la valeur-beauté^^ nous mettant ainsi en garde contre la confusion entre une identité et une analogie.
L'utilité biologique^ ne pourrait fournir une solution adéquate que si l'explication adéquate de la raison et de la conscience se trouvait dans ce que nous appelons vie physiologique, ou matière. Ceux qui voient dans la vie physiologique non la cause^ mais seulement la condition de la vie morale, répondront : Vous ne faites que reculer la question. ïUle ne se pose pas seulement relativement au rapport entre la tendance et sa satisfaction, mais relativement à la tendance elle-même : « La vie vaut-elle la peine de la vivre ? »
D'ailleurs, M. Ribot le reconnaît : de même que la sensation a un aspect subjectif et un aspect objectif, la valeur se présente à nous, elle aussi, sous un double point de vue^ : « Quant aux états de conscience désignés sous le nom de valeurs, ils sont assurément subjectifs, puisqu'ils sont l'expression directe