‹ Le divin, expériences et hypothèses: études psychologiquesChapitre 97 sur 119 · Cfr. Note VIIl · texte numérisé non relu

Cfr. Note VIIl

ut VUES GÉNÉRALES

ce Les animaux vulgaires, dit-il, sont à peu près dépourvus d'attention, ce qui fait que, pour créer en eux une idée durable, il faulla répétition prolongée d'une même sensation, il faut une habitude. Aussi, dans leur intelligence encore grossière ne se gravent que les faits les plus fréquents ; ils sentent passivement au lieu d'observer. Du moment où, avec l'homme, l'esprit d'observation entre en scène, tout change. Un fait exceptionnel, par la même raison qu'il doit s'eiïacer rapidement de l'intelligence de l'animal, doit pénétrer plus avant dans celle de l'homme. En outre, l'homme a une sphère d'action beaucoup plus étendue que l'animal, conséquemment un champ d'expérience beaucoup plus vaste; plus il modifie la nature, plus il est capable de reconnaître et d'observer les modifications qui s'y produisent sans son intervention. Il acquiert une notion toute nouvelle, inconnue à l'animal, celle des choses artificielles^ des résultais obtenus de propos délibéré par une volonté sachant ce qu'elle fait. L'homme, connaissant l'art du feu, verra, par exemple, d'un toot autre œil que l'animal une forêt embrasée par la foudre : l'animal se sauvera sans autre sentiment que l'épouvante; l'homme supposera naturellement l'existence d'un allumeur procédant en grand comm-e il procède lui-même. De même, si tous deux rencontrent une source d'eau bouillante, ce phénomène dépassera trop Tintelligence de l'animal pour le frapper vivement ; au contraire Fbomme habitué à

faire chauffer Teau sur le feu, imaginera un chaufr feur souterrain/.. »

Malgré la difficulté qui existe pour nous à inierpnéter exactement la pensée d'un sa^uvage ou celle de- l'homme primitif, il est difficile de ne pas tDouiver làs,. en partie du moins, IJexplicatibn die la= ccayance; de' tant ^de sauvages- a un fabricateur du, mûnde, à un démiurge, sinoni à un créateur propnement di*\

Mais alors Guyau aurait dû renoncer à la fermer reetiligne de son schème d'évolution Eeligieuseï;. Ili aarait dû reconnaître que du protoplasma « panthélique » peut sortir soitTanimisme polythéiste,. puisle monothéisme, d'une part — soit de l'autrev san& passer par le culte des esprits y\B:c\x\[.e d'un ou plusieurs ouvriers divins, donc le polythéisme, et peut être, un monothéisme grossier.

A priori, on ne peut donc rejeter l'hypothèse di' une

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