PS
0 Marie, mon espérance, par vos prières attirezmoi tout entier à mon Dieu.
LE SANG DE JESUS-CHRtST NOUS A VALU LA PRO^IESSE DU PARDON.
Saint Paul nous exhorte à espérer notre pardon, en nous appuyant sur les mérites du sang de Notre- Seigneur. Voici ses paroles : Si Uaspersion du sang des boucs et des taureaux sanctifiait ceux qui étaient souillés^ c'est-à-dire purifiait leur chair, combien mieux le sang de Jésus-Christ purifiera-t-il nos consciences des œuvres mortes, de manière à nous rendre capables de produire des œuvres de vie; car ce sang est infiniment pur, et c'est à cette fin qu'il a été offert à Dieu far V Esprit-Saint (1). Jésus s'est offert lui-même à Dieu, pur de toute tache, exempt de toute souillure, ce qui le constitue digne méditateur, bien propre à réconcilier Dieu avec l'homme; autrement son sang n'eût pas eu la vertu de purifier notre conscience des œuvres mortes, c'est-à-dire des péchés, qui sont des œuvr«s mortes, sans mérite, et même des œuvres de mort, passibles de peines éternelles. Ce que Dieu demande de nous en nous accordant la rémission de nos fautes, c'est que nous soyons décidés à employer le reste de notre vie à l'aimer et à le servir fidèlement.
(1) Si enim sanguis hircoruni et laurorum... inquinatos sanctificat ad emundationem carnis; quanto mapis sanguis Christi, qui per Spiritutn sanctiim semetipsum obtulit inirnaculatum Deo, emundabit conscientiam nostram ab qperibus mortuis, ad sor-vienduni Deo viventi! {Ilebr., 9, 14.;
Jésus-Clirist, dit saint Paul, est le médiateur du nouveau Testament : Novi Testatamenti Mediator est. C'est-à-dire que, pressé par son amour infini, il nous a rachetés de la mort éternelle au prix de son sang. Ainsi nous a-t-il obtenu de Dieu son Père le pardon de nos péchés, sa grâce en cette vie et l'éternelle félicité en l'autre, à condition que nous le servions fidèlement jusqu'à la mort. Tel fut le Testament ou l'accord intervenu entre Jésus- Christ et Dieu son Père, en vertu duquel le pardon et le salut nous ont été promis.
Cette promesse du pardon, fondée sur les mérites du sang de Jésus-Christ, nous a été confirmée par Jésus lui-même. La veille de sa mort, il dit en instituant le sacrement de l'Eucharistie : Hic est cnim sanguis meus, Novi Testamenli, qui pro multis effundelur in remissionem peccalorum (1). « Ceci est mon sang, le sang de la nouvelle Alliance, qui sera répandu pour un grand nombre, en rémission de leurs péchés. » Il dit : Qui effundelur — qui sera répandu, parce que son sacrifice était prochain, et qu'il devait y répandre son sang, tout son sang, pour expier nos péchés et nous obtenir notre pardon. Bien plus il a voulu que ce divin sacrifice se renouvelât tous les jours à chaque messe, afin que son sang continuât d'intercéder sans cesse en notre faveur.
AFTECTIONS ET PRIKHES.
0 mon Seigneur Jésus-Christ, je le vois, vous voulez mon amour; c'est pour cela que vous m'a-
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vez préservé de l'enfer; c'est pour cela que vous me poursuivez depuis tant d'années en me criant sans cesse : Aime-moi, aime-moi de tout ton cœur, aime ton Dieu, qui pour ton amour n'a pas hésité à verser jusqu'à la dernière goutte de son sang. — Apprenez-moi donc, ô Jésus, ce que je dois faire pour vous contenter pleinement. Me voici, je vous donne ma volonté, ma liberté, tout moi-même; je n'ai rien de plus à vous offrir. Je ne désire en ce monde ni plaisirs, ni honneurs, ni richesses; la seule faveur que j'ambitionne, c'est d'être tout à vous. Acceptez-moi, aidez-moi de votre grâce et ne m'abandonnez jamais.
0 mon amour, ô mon Sauveur, ne me rejetez pas comme je le mériterais; rappelez-vous combien mon âme vous a coûté, et sauvez-moi : mon salut, c'est de vous aimer et de n'aimer que vous. Mon Jésus, je ne veux de vous que vous-même. Vous avez dit que vous aimez ceux qui vous aiment : Ego diligentes mediligo (1). Je vous aime, aimez-moi aussi. Il fut un temps où vous me haïssiez à cause de mes péchés; mais aujourd'hui je les déteste souverainement et je vous aime pardessus tous les biens. Aimez-moi, mon Sauveur; ne me haïssez plus, car je redoute plus votre haine que tous les tourments de Tenfer. Mon bien-aimé Rédempteur, je vous dis avec sainte Thérèse : « Puisqu'il faut vivre, vivons, mais vivons pour Jésus. Que tous nos intérêts disparaissent à jamais de notre préoccupation! Eh! quel gain peut-on faire, 6 mon Dieu, qui surpasse le bonheur de vous aimer et de faire votre bon plaisir.
0 Marie, faites que toujours jaime Jésus et que toujours je sois aimé de Jésus.