NE L’ AURAIENT ÉTÉ DANS UN TEMPS ORDINAIRE ET PAISIBLE
| La soif qu’on en ‘avait s’est passée. Le dégoût a suivi. Et tout à coup on a demandé la suspension , la suppression du divorce, et principalement de celui qui a pour cause
l'incompatibilité d'humeur.
Notre bureau est couvert de presque autant de manifestes contre le divorce, que de plaidoyers pour et contre les créanciers et les débiteurs.
Certainement il serait à désirer pour la bonne éducation des enfants et la sage administration des biens des sos
de rase
le premier vœu de Den Il n’est pas un Fee pas une femme, qui ” ait dit de très bonne foi à l'objet de sa «
tendresse : : Je ne vous quitterai jamais, je VOUS @ aimerai toute ma vie. Der Mais des jeunes gens mariés, avant de se connaître, pour des intérêts de famille, de vanité, de fortune, les deux tiers de nos mariages étaient faits ainsi: et depuis la Révo=M lution nous n’en sommes pas entièrement corrigés! Mais dans les mariages mêmes que précéda l'amour, la décousm verte ou la naissance de vices masqués ou imprévus !.,.4. Mais le danger pour lesenfants du mauvais exemple et de l'influence des dissentions domestiques !... Ne faut-il point M de remède à cela? | Heureux les bons ménages! ôn ne les rompt point ; on
Appendice : 231 :
ne songe point à 1e rompre. C'EST LE PARADIS SUR LA TÈRRE ; ET IL NE FAUT PAS DE LOI. POUR LES. RENDRE INDISSO= LUBLES.
* . , , , 6 à Oui; nous répéterons que le divorce n’est qu'un remède, un triste remède, mais ne il est un remède indispensable à à
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PE On à n'en n fait pas régime. Er en prun dans les cas ‘très urgents. Il faut des bains froids à à la démence, et Vémétique « en forte dose à J'apoplexie.
Aimez-vous mieux le divorce, ou l’adultère; ou les déprédations, ou les haines profondes, ou se querelles furieuses, ou l'assassinat, ou les empoisonnements ?
Ce sont des maux entre lesquels il faut choisir, quand les ménages ont acquis un certain degré d’inconvenance,
mère de la perversité.
On me répondra que le divorce pourra être admis en cas d’infidélité prouvée, ou de sévices, ou de ruine pour lun des époux par l'administration insensée de lPautre; mais que l’incompatibilité aies est un motif trop léger.
Je répliquerai que l’incompatibilité d'humeur « est le seul motif que les bonnes mœurs, que la pudeur publique et L privée puissent permettre ( de produire sous les yeux de la loi.
| Vous pensez aux enfants. Voulez-vous déshonorer à leurs yeux l’un ou l’autre des auteurs de leurs jours ? Qui
méprise son père où sa mère ne peut que difficilement être un homme de bien. Honorez-les, dit le Décalogue. | Voulez-vous empêchér le mariage des filles en dévoilant
une erreur passagère de leur mère? Voulez-veus détruire
la fortune de la famille entière en annonçant un égarement du père, dont il reviendra peut-être, maïs qui ferait crouler son crédit ?
Où se trouvent les autres causes, l’incompatibilité d’humeur arrive à leur suite. Ainsi, n'ayez pas peur qu’ elle soit à tort prétextée. |
Mais seule elle amènerait les autres causes aussi. Eston bien fidèle à quelqu'un qu’on n’aime plus? Peut-on aimer quelqu'un qui oppose sur toutes nos actions la contradiction perpétuelle, une animosité méprisante et inju= rieuse ? Fait-on bien les affaires de quelqu'un qui sépare ses intérêts des nôtres, et nous montre une constante inimitié? Les enfants d’un tyran ou ceux d’une mégère sontils soignés avec le même amour que ceux d’une femme qui ss la douceur d’un ange, ou d'un sage plein de bonté ?
ee en donc à l’incompatibilité d'humeur attestée avec persévérance pari un des époux.
Jetez un voile religieux sur tout le reste. Que la maison soit, comme la Constitution l’ordonne, un asile pour le citoyen. La porte fermée, les rideaux tirés, nul n'a droit ni intérêt de savoir ce qui se passe dans ce dernier sanctuaire de la liberté.
Que le public etles magistrats n’en apprennent rien que ce qui pourra se dire à tout le monde, et en présence même des enfants, sans faire rougir personne.
Mais ne vous hâtez point. Donnez des délaïs suffisants. Qu’une querelle ne puisse pas devenir une rupture,
Laissez la voie ouverte au repentir.
Que le tribunal de famille autorise la demande devant celui de la nation.!
Que le terme qui devra s’écouler avant la sentence soit
long..
Que la possibilité d’un nouveau mariage soit encore plus reculée. | Femme, vous pouvez avoir un enfant : il faut le temps
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de le mettreau monde. Ïi faut, de plus, celui de le nourrir. Voudriez-vous risquer de corrompre votre lait? l’époque.de la nourriture contient les désirs du père même de l'enfant. En admettriez-vous un autre ?
Mari, ne portez point dans le cœur de celle qui fut votre épouse la douloureuse idée que c'était un autre amour qui vous déterminait, ou à la quitter, ou à la tourmenter pour qu'elle vous quittât.
Je renonce aux amours, dit-on quand on est courroucé. Donnez-vous un an pour revenir de cette grande colère.
Et que celui qui provoque le divorce soit pendant six mois de plus que l’autre incapable de former de nouveaux nœuds. C’est lui qui a intérêt d'établir, pour le maintien de sa réputation, que des causes immorales n’ont point influé.sur la fâcheuse résolution à laquelle il dit avoir été réduit. |
Avec ces lois, le divorce ne sera jamais nuisible; il ne dégénérera point en abus. Il sera une ressource afiligeante, mais nécessaire, contre un des plus grands malheurs de l'humanité.