‹ Le divorceChapitre 115 sur 151 · HE · texte numérisé non relu

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est insupportable ; en effet, le second mariage serait lui- |

même un mal affreux, RESTE mie On ne se jouera pas du divorce ; à Dieu ne plaise qu’on

puisse se familiariser avec l’idée qu’il n’est pas prononcé

pour toujours ! L'espoir d’une réunion qui pourrait pré-

senter d’abord à des esprits inattentifs l'apparence de

quelques avantages, entraînerait de fait et à la longue de funestes conséquences, parce qu'elles corrompraient nécessairement l'opinion qu’on doit se former uns action de cette nature,

Tels sont, citoyens législateurs, les motifs du projet de loi dont je vous ai donné lecture. Ses dispositions ont été longtemps examinées, discutées, mûries, et au conseil d'Etat et dans ces conférences salutaires et politiques qui, réunissant toutes les lumières pour la perfection-de la loi,

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garantissent entre les principales autorités un concert si doux pour les amis du peuple français, si triste pour ses ennemis.

Plus vous examinerez ce projet, plus, je l'espère, vous demeurerez convaincus de la nécessité d’en faire une loi de la République. ù

Dans les maux physiques, un artiste habile est forcé quelquefois de sacrifier un membre pour sauver le corps entier : ainsi lies législateurs admettent le divorce pour arrêter des maux plus grands. Puissions-nous un jour, par de bonnes institutions, en rendre Pt usage inutile ! TC est | le? par de bonnes lois, mais c’est aussi par de grands exem- | ples que les mœurs publiques sé réforment et se purifient: | | ce n’est pas le langage seul que l’on doit épurer ; c’est la } morale qu'il faut mettre en action. Que le mariage soit : honoré ; que le nom et le titre d’époux soient respectés ; que l'opinion publique régénérée flétrisse également le séducteur et l’infidèle, et nous n’aurons peut-être plus besoin du divorce ! Mais, jusque-là, gardons-nous de repousser un remède que l’état actuel de nos mœurs rend encore et trop souvent nécessaire, *

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