M A B TIN
En vér'té le Ciel t'a bien pétri ,
Mon cli:^r voi'sin , peur faire, un vrai mari.
Guillaume. ( là l^fJht rentre. ) H.'las! que trop! Souvent j'ai goûté^ mille charmes En voyant ma T!ié:èse avec moi s'atfendrir. Si q'-;^lc',!e'"ois ému piir de vives alarm s , 11 m'écbappoit des fleurs, elle y^mêlo't ses larmes,
Et ma douleur se chailg:o:t en plaisir.
^î A p. TIN, paiement.
"Le pauvre homme !
Guillaume.
Mon fils , imag;e de ta mère , C'est toi qui me consoleras. *
l'enfant.
Mais, tu me l'as promis, toi; tu me la rendras? M A R T 1 n , d part.
Ceci va mal.
Guillaume.
Elle m'étoit bien chère!
Je la retrouve dans tes yeux.
Tes traits m'offrent des siens une image fidelle. Je la retrouverai bien mieu.if , Mon Aer enfant , si tu m'aimes ccmme w'ie.
Martin.
( à part. ) ( haut. )
Eloignons cet. enfant. Adieu donc.
( // emrnè.'ic l'enfant , qui résiste. ) Guillaume, vivement.
Où vas- tu ?
Martin.
Tu sais bien qu'il est conven» »
-• Qu'en attendant que votre juge , Ce soir, à l'un des deux l'adjuge.
Votre fils restera chez moi.
G U I L L 4. U M E , i .50/2 Jï!s. Tu m'abandonnerois !
l'e N F A N T, volant dans ses bras.
Non : je reste avec toi.
( à Martin. )
Laissez-moi.
Guillaume, <2 Martin.
Laisse-le.
Martin,
Comment 1 quelle foiblesse l Jusqu'à ce point est-il permis d'aimer 1 Guillaume.
Attends que tu sois père avant de me blâmer.
( à son fils qu'il embrasse. ) Moi te quitter ! jamais !
Martin, bas à Guillaume.
Chut 1 Thérèse s'avance.
Ton fils
Guillaume, alarmé.
Il ne faut pas qu'il paroisse à ses yeux.
Martin.
Je l'emmène chez moi. «
:4ô LE D I V O RC E;
Guillaume, vivement:
Non.
Martin, insistant.
Pourquoi ?
Guillaume.
J'aime mieux ( à son fils. ) C^ cacher. £nt«e ici.
( // h fait entrer par la porte latérale à gauche.^
l' E N F A N T , hésitant.
Tu le veux?
Guillaume.
Oui. Silence !
Martin, fermant la porte et prenant la clef. ( à part. ) Je le tiens.
( // sort doucement tandis que Thérèse entre avec le ju^. )