‹ Le divorce, comedie, en deux actes, en versChapitre 22 sur 23 · LE D I V O R C: E · texte numérisé non relu

LE D I V O R C: E

Et le ciel qui m'entend , n'oseroit séparer Ce que l'Amour et Dieu rendent inséparable. Guillaume.

Monsieur , défiez -vous des pleurs Et des soupirs. Vous savez qu'une femme N'use de ces moyens que faute de meilleurs.

{à Thérèse. ) La nature a prescrit votre empire, Pvladame.

De votre nls si vous avez pris soin , Dans les jours périlleux de sa première enfance ,

C'est de moi qu'il aura besoin Dans les jours orageux de son adolescence. Il vous doit jusqu'ici la vie et la santé ; Mais ce courage et cette fermeté , Cette vigueur de caractère , Ces taleriS , ces vertus qui seules peuvent faire

Les hommes et les citoyens , Un fils ne peut jamais les devoir qu'à son père. Mon fils est un enfant dans les bras de sa mère. Cour être un homme , il faut qu'il passe dans les miens.

( avec ame).

Eh I d'ailleurs , de quel droit une épouse volage , En exil.iot le. bonheur de ces lieux , Prétend-elle encore à mes yeux Enlever, jusqu'à son image V Prenez un autre époux et faites son bonheur. Allez lui prodiguer vos faveurs et vos charmes. Otez-moi tons mes biens en m'ôtant votre cœur ; Mais laissez-moi mon fils pour essuyer mes bimes l Thérèse, cirMc.

Vos larmes ?

Guillaume.

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( il i'tloigne un peu , en les observant. ) Thérèse, timidement à GuiUdvmz.

Eh bien ?

Guillaume, indJcis.

(i Martin, qui se place entre eux.") Mais . . moi. . . Qu'en pensez- vous ?

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Vos larmes ?

GUTLLAUME.

Ah ! ce ne sont pas

De ces larmes délxieuses Que nous versions ensemble !

THÉRESEji p^zrt. '

Hélas l Quels regrets !

GuiLLAUME,ii pan.

Quels tourmens !

LE J U G s , «î part , en les considérant.

Ah ! qu'il faut de combat^ , Pour séparer deux âmes v^ftueusei !

( haut ) Mes amis , je vais prononcer. . . Vous tremblez ?

Guillaume, tremblant.

Ce n'est rien, T H É R È S E , c s mcme.

- Cela va se passer.

Farl.z.

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