LE D I V O R C: E
Et le ciel qui m'entend , n'oseroit séparer Ce que l'Amour et Dieu rendent inséparable. Guillaume.
Monsieur , défiez -vous des pleurs Et des soupirs. Vous savez qu'une femme N'use de ces moyens que faute de meilleurs.
{à Thérèse. ) La nature a prescrit votre empire, Pvladame.
De votre nls si vous avez pris soin , Dans les jours périlleux de sa première enfance ,
C'est de moi qu'il aura besoin Dans les jours orageux de son adolescence. Il vous doit jusqu'ici la vie et la santé ; Mais ce courage et cette fermeté , Cette vigueur de caractère , Ces taleriS , ces vertus qui seules peuvent faire
Les hommes et les citoyens , Un fils ne peut jamais les devoir qu'à son père. Mon fils est un enfant dans les bras de sa mère. Cour être un homme , il faut qu'il passe dans les miens.
( avec ame).
Eh I d'ailleurs , de quel droit une épouse volage , En exil.iot le. bonheur de ces lieux , Prétend-elle encore à mes yeux Enlever, jusqu'à son image V Prenez un autre époux et faites son bonheur. Allez lui prodiguer vos faveurs et vos charmes. Otez-moi tons mes biens en m'ôtant votre cœur ; Mais laissez-moi mon fils pour essuyer mes bimes l Thérèse, cirMc.
Vos larmes ?
Guillaume.
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( il i'tloigne un peu , en les observant. ) Thérèse, timidement à GuiUdvmz.
Eh bien ?
Guillaume, indJcis.
(i Martin, qui se place entre eux.") Mais . . moi. . . Qu'en pensez- vous ?
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i^ttffrrrrtn TtrmriTîes'Bîensen m'ôtant votre Mais îa.i£s?z-moi mon fils pour essuyer mes larm'is l Thérèse, cv.iui.
Vos larmes ?
GUTLLAUME.
Ah ! ce ne sont pas
De ces larmes délxieuses Que nous versions ensemble !
THÉRESEji p^zrt. '
Hélas l Quels regrets !
GuiLLAUME,ii pan.
Quels tourmens !
LE J U G s , «î part , en les considérant.
Ah ! qu'il faut de combat^ , Pour séparer deux âmes v^ftueusei !
( haut ) Mes amis , je vais prononcer. . . Vous tremblez ?
Guillaume, tremblant.
Ce n'est rien, T H É R È S E , c s mcme.
- Cela va se passer.
Farl.z.