‹ Le divorce de Juliette; Charybde & Scylla; Le curé de BourronChapitre 10 sur 21 · LE PRINCK, LA PRINCESSE, D'ÉPINOY · texte numérisé non relu

LE PRINCK, LA PRINCESSE, D'ÉPINOY

D ÉPI NO Y, fendant la m:iin an prince.

Mon prince I

LE PRINCE, dont le front s'est assombri en les voyant en tète à tète.

Bonjour, d'Epinoy... Je passais, ma chère, et voyant votre coupé devant la porte... j'ai pensé que vous voudriez Lien me déposer au cercle en retournant...

\\\ s'assoit: remarquant leur trouble et leur émotion...) JC nC

suis pas indiscret?

d'épinoy.

Gomment I indiscret ! . . . jamais, mon prince!

LE PRINCE

Je crains d'avoir interrompn une conversation qui devait être fort intéressante, si j'en juge par l'animation de vos yeux et de voire visage, ma chère.

LA PK INCESSE.

Oui... je le querellais.

LE PRINCE

Parce que?... (a .rFi.inoy.) Peut-on savoir? d'épinoy.

Je laisse la parole à la princesse, mon prince.

Uù

LE praxci:.

Eh bien! ma chère?

LA PRINCESSE, à d'Kpinoy

Vous m'autorisez?

D EPINOY,

Absolument

LA PRINCESSE, au pi-iiicc.

Je vais bien vous étonner... vous ne devinez pas ce qui se passe?

LE PRINCE, très sérieux.

Quoi donc?

LA PRINCESSE, dont l'angoisse est visible.

M. et madame d'Epinoy vont divorcer.

LE PRINCE

Comment !

LK DIVORCE DE JULIETTE.- Ul

LA PRINCESSE

Je viens de l'apprendre h Tinstant de M. d'Ëpinoy lui-même

LE PRINCE, h d'Épinoy.

C'est vrai?

D'Épinoy fait un signe affirmalif.

LE PRINCE

Et la cause de ce divorce?

LA PRINCESSE

Une liaison... que sa femme vient de découvrir.

LE PniNCE.

Une liaison?... — Mais en quoi cela vous rcgarde-t-il, vous, ma chère?

LA PRINCESSE, très ômuo.

Vous me le demandez?

]i2 LK DIVORCK I) K JUMKTTK.

LE PRINCE

,lo VOUS le demande.

LA PRINCESSE

Eh bien! mon Dieu, c'est fort simple... M. d'Epinoy depuis longtemps avait une maîtresse... et cette maîtresse...

Elle se trouble, s'interrompt, se lève brusi|uemtiit p:ir une secous«c nerveuse et retombe la tète renversée sur le dossier de son fantouil. — Les deux hommes se lèvent.

LE PRINCE, s'iipproch.int d'elle, d'un ton vi<deiit.

Clotildel qu'avoz-vous?... qu'ya-t-il donc enfin?

d'épinoy.

Elle se trouve mal... voulez-vous que j'appelle?

LA PRINCESSE, faisant un geste de la main, pui^ pnr!.int d'une voix faible.

Ce n'est rien... une minute seulement...

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