LE PRINCK, LA PRINCESSE, D'ÉPINOY
D ÉPI NO Y, fendant la m:iin an prince.
Mon prince I
LE PRINCE, dont le front s'est assombri en les voyant en tète à tète.
Bonjour, d'Epinoy... Je passais, ma chère, et voyant votre coupé devant la porte... j'ai pensé que vous voudriez Lien me déposer au cercle en retournant...
\\\ s'assoit: remarquant leur trouble et leur émotion...) JC nC
suis pas indiscret?
d'épinoy.
Gomment I indiscret ! . . . jamais, mon prince!
LE PRINCE
Je crains d'avoir interrompn une conversation qui devait être fort intéressante, si j'en juge par l'animation de vos yeux et de voire visage, ma chère.
LA PK INCESSE.
Oui... je le querellais.
LE PRINCE
Parce que?... (a .rFi.inoy.) Peut-on savoir? d'épinoy.
Je laisse la parole à la princesse, mon prince.
Uù
LE praxci:.
Eh bien! ma chère?
LA PRINCESSE, à d'Kpinoy
Vous m'autorisez?
D EPINOY,
Absolument
LA PRINCESSE, au pi-iiicc.
Je vais bien vous étonner... vous ne devinez pas ce qui se passe?
LE PRINCE, très sérieux.
Quoi donc?
LA PRINCESSE, dont l'angoisse est visible.
M. et madame d'Epinoy vont divorcer.
LE PRINCE
Comment !
LK DIVORCE DE JULIETTE.- Ul
LA PRINCESSE
Je viens de l'apprendre h Tinstant de M. d'Ëpinoy lui-même
LE PRINCE, h d'Épinoy.
C'est vrai?
D'Épinoy fait un signe affirmalif.
LE PRINCE
Et la cause de ce divorce?
LA PRINCESSE
Une liaison... que sa femme vient de découvrir.
LE PniNCE.
Une liaison?... — Mais en quoi cela vous rcgarde-t-il, vous, ma chère?
LA PRINCESSE, très ômuo.
Vous me le demandez?
]i2 LK DIVORCK I) K JUMKTTK.
LE PRINCE
,lo VOUS le demande.
LA PRINCESSE
Eh bien! mon Dieu, c'est fort simple... M. d'Epinoy depuis longtemps avait une maîtresse... et cette maîtresse...
Elle se trouble, s'interrompt, se lève brusi|uemtiit p:ir une secous«c nerveuse et retombe la tète renversée sur le dossier de son fantouil. — Les deux hommes se lèvent.
LE PRINCE, s'iipproch.int d'elle, d'un ton vi<deiit.
Clotildel qu'avoz-vous?... qu'ya-t-il donc enfin?
d'épinoy.
Elle se trouve mal... voulez-vous que j'appelle?
LA PRINCESSE, faisant un geste de la main, pui^ pnr!.int d'une voix faible.
Ce n'est rien... une minute seulement...