‹ Le divorce de NapoléonChapitre 3 sur 27 · XIV PREFACE · texte numérisé non relu

XIV PREFACE

diter au sujet de son non-consentement au mariage contracté avec l'Impératrice la veille du sacre. Nous aurions aimé à les consulter. Dans ces pièces, mises autrefois sous les yeux de M. Thiers, peut-être aurions-nous rencontré quelques détails qui nous auraient servi à atténuer dans une certaine mesure, aux yeux de nos lecteurs, l'étrange attitude prise en cette circonstance par le chef du premier Empire. Gela ne nous a malheureusement pas été possible, les ordres les plus formels ayant été donnés pour qu'on ne nous communiquât aucun des documents des Archives impériales. »

La porte des Archives est aujourd'hui moins fermée. Grâce à la bienveillance du Garde général et des archivistes, ses dévoués collaborateurs , j'ai pu lire à loisir ces documents mystérieux, j'ai pu les examiner avec tout le soin qu'ils méritent.

« Ces pièces, disait un rapport de la secrétairerie d'État qui les refusait à M. d'Avannes en 1840, entreront un jour dans l'histoire de l'Empire, histoire qui n'est pas encore faite et que fort heureusement le temps prépare lentement, car les matériaux dont elle devra se composer ne sont pas tous de nature à voir encore le jour. . . »

Les documents en question éclairent d'une vive lumière le divorce de Napoléon et de Joséphine.

PREFACE

Ils sont loin d'atténuer l'attitude prise par l'Empereur, lors de l'annulation canonique de son mariage. Ils montrent que les agents de Napoléon, comme les membres de l'OfHcialité parisienne, se sont inclinés devant les exigences du Souverain. La plupart ont obéi sans protester, devançant même les ordres de leur maître; quelques-uns ont balbutié des objections timides, vite effacées par un zèle et un empressement à tout faire qui écœurent.

Pour la seconde partie de mon sujet, qui traite naturellement du mariage autrichien et de la rupture définitive de Napoléon avec la Papauté, j'ai consulté aussi les dépêches des Affaires étrangères et les autres dossiers des Archives nationales. J'en ai confronté la teneur avec les curieuses indications que renferment les Mémoires de Metternich et des contemporains, ainsi que certains ouvrages étrangers,

Le cardinal Consalvi affirme que le gouvernement français fit disparaître, en 1810, tout ce qui pouvait être une pièce à charge contre lui. « Il avait exigé, affirme-t-il, qu'on lui livrât tous les papiers relatifs à cette affaire. Comme on le racontait généralement à Paris, il en avait brûlé une partie et altéré l'autre. » C'est là une erreur absolue.

Dans le nouveau travail que je publie aujour-

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