‹ Le divorce de NapoléonChapitre 7 sur 27 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Lie 8ftMATUf-C0{f«Ul.TK DU 10 DéCKMDKE 1809.

Le 16 décembre, k on/.e heure» du matin^ les membre* du Sénat, toui en (^rand coutume, 0e réunirent dans le lieu ordinaire de leurs séances. Le prince archichiin(;elier de TKmpire, désif^né pour présider, fut reçu avec le« honneurs habituels. Le roi de Weittphalio, le roi de Naples, le maréchal Derthier, vice-connétuble, le vice-|;rand électeur Talleyrand et le vice-roi d'Italie assistaient à cette séance imposante. Le prince Eugène ayant prêté serment en quidité de sénateur, le prince archichancelier prit la parole en ces termes : m Le projet (pii sera soumis dans celte séance à la délibération du Hénat contient une disposition qui embrasse nos plus chers iritért^ts. Elle est dictée par cette voix impérieuse qui avertit les souverains et les peuples que, pour ansurer le salut desKtats, il faut écouter les conseils d'une sa(j[c prévoyance, rappeler sans cesse le passé, examiner le présent et

porter ne» re{',ardê vers Tuvenir. C'est devant ces huuUtn CifnnUlérationn que, dans cette circonstance Il jiirrittis mémornhïtf Ha Majesti^* TKmpereur a fait di«»|>iiniUre toutes les considc'frulions personnelles etr/fduit au silence toutes ses affections privées. La noble <;t touchante adhésion de Su Majesté l'Iinp/fratrice est un téinoi(;na(;e glorieux de son affection désintéressée pour TKmpereur, et lui assure diJH droits éternels li la reconnaissance de la nation, m Le comte Uegnuud do àSuint-Jean d'An(;ely lut ensuite le sénatus-consulte projeté, puis s'exprima ainsi : m Que pourrions-nous ajouter? (Juelh's paroles pourrions-nous adresser au Hénat (rançais qui ne fussent hien au-dessous des paroles touchantes recueillies de la bouche des deux au(;ustes époux dont votre délibération vu consacrer les (;énéreuses résolutions?... Acceptez, Messieurs, au nom de lu France attendrie, uux yeux de TKurope étonnée, le sacrifice le plus ({rund (pii ail été fait sur lu terre \ et, pleins de lu profonde émotion que vous éprouvez, hùtez-vous de porter uu pied du trùne le seul prix qui soit di(|ne du cujurage de nos souverains, lu seule consolution (pu soit di({ne de leurs cœurs I... » Quund on relit ces harun({ues olficielles, on est stupéfait de leur froideur et de leur bunulité. Celu tient à ce

I Alliuion t\ 1a décliinuion iii^mo dv Joa^^phino, faite la veille nu» Tiiilrrii'ii.

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