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61. John McLean, en 1858, fit une demande du même genre auprès du parlement canadien. Le projet de loi fut voté au Conseil Légisiatif, mais l’Assemblée le rejeta. Les journaux de l’époque ne mentionnent pas ce bill; nous en concluons que le projet n'attira pas l'attention publique comme il le fit l’année suivante, lorsqu'il revint pour une seconde fois devant les chambres canadiennes. Ce fut alors (1859), véritablement, que la question fut discutée, car ce ne fut pas sans la protestation unanime des députés catholiques, que l’Assemblée Législative des deux Canadas, passa, par une faible majorité, le projet de loi pour venir en aide à John McLean, et lui permettre de rompre son mariage.
Le 24 mars, lors.,ue le bill fut présenté par M. Morrison pour subirsa première lecture à l’Assemblée Législative, l'on invoqua, surtout à l’appui du projet, la pratique suivie en Angleterre, où le Parlement avait déjà accordé plus de deux cents divorces. On prétendit aussi que la législation canadienne possédait trois précédents semblables.
M. Cimon, le député de Charlevoix, fit motion en amendement :
“ Qu'il n'est pas expédient d'accorder à John McLean la “ dissolution de son mariage avec Dina Hewægill, deman- “ dée par lui pour cause d’adultère, et de lui accorder la “ permission de se remarier du vivant de sa première “ femme, et que cette Chambre, en passant un bill pour cet “ objet, détruirait dans le mariage ces deux caractères de “ l'unité et de l’indissolubilité que les communions chré- “ tiennes ont toujours regardés comme des garanties essen-
“ tielles de la morale et des liens de famille.’
À l'appui de son amendement M. Cimon dit que le divorce était un principe de mort pour la société. ‘“ L'his-
“ toire est là, s'écria-t-il, pour nous démontrer que tous les