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Ps.iliiKnaiar (*).
« Ma famille était ancienne , mais déchue. Je n'avais que cinq ans lorsque mon pure fut obligé de s'éloigner et d'aller vivre à près de deux cents lieues de son domicile. Ma mère, malgré l'abandon de son mari et son peu de fortune, n'ayant que moi pour fds, m'envoya à une école du voisinage.
« J'avais l'esprit vif et je fis de rapides progrès ; mais la vanité, le désir de parvenir, le besoin de jouissances, se développèrent rapidement en moi. J'entrai chez les jésuites, et je fus episuite confié à un professeur, qui, au heu de nous expliquer les auteurs grecs, qu'il n'entendait pas, entreprit de nous montrer le blason , la géograplde, les fortifications. Je perdis , sous lui, le goût de l'étude des langues et de la belle littérature ; j'acquis une variété de notions incohérentes. Il était donc po.ssiblc, avec de l'audace, de parler de beaucoup de choses sans les connaître , et de se donner, sans travail, l'apparence du savoir. Le supérieur
(*) V. plus bas, Daniel De Foë, cl les Pseudonymes anglais. 1. ' 5
lu LES EXCENTRIQUES
(l'un polit fonvont allait ouvrir \m ronrs (\o philosophie. Je suivis ce cours, et mou orgueil auguieula. J'allai ensuite étudier la théologie sous un maître doniiuicaiii , dans une iiniversitt'" voisine. Traiisplanlé lout-h-coup, à l'âge defpiinze ans , dans une ville populeuse, qui in'oll'rail Je spectacle nouveau du luxe, des richesses, de la dissipation, des plaisirs, j'achevai de perdre le goût que j'avais eu jiour le travail. Mes sens s'éveillèrent ; je voulus briller, jouir et bien vivre. .Te perdis mon temps à fréquenter le théâtre et les lieux de réunion , à dessiner des vues des environs, h me promener avec des jeunes gens de mon âge , et même avec des femmes. C'est ainsi que se passa dans l'oisiveté la plus complète, mais sans aucune action coupable, l'année de ma théologie. J'avais écrit à ma mùrc le peu de progrès que je faisais dans mes études; elle m'envoya de l'argent, et m'ordonna en même temps de me rendre à Avignon , chez un riche conseiller, qui consentait à me prendre pour précepteur d'un de ses neveux, encore enfant.
« xiu lieu de me fatiguer à l'instruire , je passai avec mon élève tout mon temps à jouer de la viole ou de la flûte. Un homme riche et d'une grande naissance me confia ses deux enfants , dont le plus âgé avait sept ans. Leur mère les gâtait : femme jeune , jolie , vive et spirituelle, dont le mari était ivrogne , et qui était fort lasse de son mari.
« Elle vit avec plaisir auprès de ses enfants im jeune professeur docile h toutes ses volontés , complaisant pour toutes ses faiblesses. Moi , loin de chercher à la séduire , je jouai le tartufe. J'affectai une dévotion outrée et une chasteté inébranlable", qui n'étaient point dans mon cœur. iMa figure était agréable : le goût que celte femme avait pour moi surmontait le dédain que lui inspirait ma jiauvrdé, et elle me fit des avances. Ma gaucherie, mon inexpérience, lem-
ET LES HDMORISTES. 75
barras de déposer le masque de la vertu, les rendirent inutiles. A prt-s diverses tentatives, renouvel<''Cs par intervalles, pendant l'espace de six mois , et toujours infructueuses , elle changea tout-à-coup , et ne me témoigna que la plus froide indilltrencc ; puis elle annonça l'intention de partir et d'emmener ses fils avec elle, sans dire à leur précepteur s'il devait les accompagner, ou si elle me laissait avec son mari, ou enfin si elle me reverrait.
(i Quoi(iue j'eusse prévu ou craint cet événement , j'en parus très-aflligé. La dame voulut en j)rofiter , et fit sur moi, la nuit même de mon départ, un dernier essai de ses charmes, qui fut infructueux. Alors, outrée de dépit, elle me fit signifier mon congé définitif, par une femme de chambre , qui ne me laissa pas ic,'norer l'opinion que sa maîtresse avait de moi, et la cause de mon expulsion.
« D'Avignon je me rendis à Beaucaire , dans le moment de la foire; j'empruntai de l'argent à plusieurs marchands de ma connaissance, puis à quelques moines que j'intéressai à mon sort, en me faisant passer pour un jeune homme de famille protestante, converti à la religion catholique, et, pour cette raison, persécuté par son père. De retour h Avignon , je me fis délivrer , par un supérieur d'un couvent , un certificat qui constatait que j'étais un jeune étudiant en théologie. Irlandais d'origine, obligé de quitter son pays, et allant à Rome en pèlerinage, .le reçus dans une chapelle un accoutrement complet de pèlerin aux pieds de la statue d'un saint auquel on m'avait consacré. Je m'en revêtis, sortis de l'église et de la ville ; et ainsi déguisé, pris le chemin de Rome , demandant l'aumône en latin à tous les rel'gieux , recueillant (pielques sommes, et quand ma bourse se trouvait garnie , cessant de mendier, non par hojite, mais par indolence.
« La route (\uc je suivais lue couduisit h pou de distance du lieu où iTsitlait uia mère. Je ne \ms rôsisler au désir de l'aller voir; néanmoins, craignant d'être reconnu , je n'osais pas me montrer dans ma ville natale : je m'y glissai, comme un coupable , h la faveur de la nuit , et ce fut de nuit aussi que j'entrai dans la maison paternelle. Ma mère m'accueillit avec tendresse : cependant , au bout de deux ou trois jours, elle m'engagea à nie rendre auprès de mou père, qui pourrait, dirait elle, me procurer des ressources. Cette proposition m'élonua d'autant plus que mon père était fort éloigné , et (ju'uu commerçant de la ville avait récemment rapporté qu'il se trouvait dans un état peu prospère. Je soupçonnai qu'un de mes cousins , pour lequel ma mère témoignait beaucoup d'alTeclion , avait une part très-grande dans le conseil qu'elle me donnait. Celleci , s'apercevaut de l'impression fâcheuse que faisait sur sou fils sa proposition , n'épargna rien pour me persuader qu'en ni'engageant à ce voyage, elle désirait seulement vérifier la condition où se trouvait mon père. Je consentis à tout , revêtis de nouveau l'habit de pèlerin , et me rendis, par le secours des aumônes qu'on me donnait, dans cette partie de l'Alli^magne qu'haliilait mon père.
» Sur les routes, ce n'étaient que cadavres rongés par les chiens , ou suspendus par douzaines à des gibets. C'étaient de ces soldats licenciés qui, après la paix de Tivswick, n'ayant plus ni feu ni lieu, parcouraient le pays en bandes nombreuses , pillaient les villes et les villages : on en faisait prompte justice quand on pouvait s'en saisir, les laissant ainsi exposés après leur mort , pour épouvanter ceux qui auraient voulu les imiter.
» Je parvins sans accidents fâcheux h rejoindre mon père, qui me reçut avec tendresse, mais qui, par sa pauvreté,
était hors d'état de m'offrir aucun moyen d'cvislcncc. Je songeai donc à revenir auprès de ma mère. Mon père me détourna de ce projet.
» Que deviendrai-je , pauvre pèlerin irlandais? — Depuis que je voyageais à travers le monde, j'avais vu le mensonge et rcscrocjuerie réussir. — Je mentis, je fus escroc; mais je portai dans ma résolution une persévérance scientifique.
» Les leçons de géographie de mon professeur jésuite m'avaient fait pressentir combien on savait peu de chose sur la Chine, le Japon et les contrées les plus orientales de l'Asie. Je résolus de me faire passer pour un Japonais natif de l'île de Formosc , qui avait été converti à la religion chrétienne. J'imaginai un nouvel alphabet, une nouvelle grammaire, une nouvelle division de l'année en vingt mois, une nouvelle rehgion , et tout ce qui était propre à accréditer le rôle que je voulais jouer. Je m'habituai à écrire avec les caractères que j'avais inventés , et je me fis un certificat calqué sur celui d'Avignon, et avec les mêmes signatures, que je contrefis,
» Je me dirigeai sur l'Alsace , passai à Cologne et ensuite à Landau où je devins suspect par le récit que je faisais aux soldats de mes aventures et de mon origine japonaise. On me prit pour un espion ; on me jeta dans un cachot, et je fus sur le point d'Otre fusillé; mais on se contenta de me chasser de la ville, avec injonction de n'y jamais rentrer, sous les peines les plus sévères. Cette leçon ne me corrigea point. J'errai ainsi en Allemagne, en Brabant, en Flandre, trouvant partout des hommes insouciants ou incrédules , recueillant quelques aumônes qui étaient promptcmcnt dissipées.
» Les habitudes indolentes et avihssantes qu'un tel genre
(le vie nie faisait rontrartor, me rcmliicnt insonsihlo à la lionlo. Mes liahits iréiaiciil (juedes haillons, et la malpioineté la plus repoussante me défigurait Lorsque arrivé dans une grande ville, je demandais refuge dans un liùpilal , sans égard pour mes cerlilicats qu'on ne lisait point , on me plaçait toujours parmi les plus misérables, et dans les endroits les plus sales. Je fus enfin couvert de vernn'nc et infecté de la gale! Déni soit ce dernier Iléau, qui m'empêcha de devenir l'instrument du libertinage !
» Dans diverses grandes vilhs du Brabant , il y avait des espèces de nligieuses non cloîtrées, (pu parcouraient les rues et les maisons pour y visiter les pauvres et leur procurer des ressources. Des femmes indignes, se cachant sous cet habit, cherchaient quelquefois, dans la classe des vagabonds , des jeunes gens bien faits qu'elles emmenaient avec elles sous prétexte de les faire connaître à des dames pieuses et charitables qui devaient les secourir, tandis qu'elles les conduisaient chez des dames d'un autre genre et dans un autre but. Je fus plusieurs fois choisi par ces entremetteuses , et les traces de la maladie honteuse que ma nudité trahissait , me faisaient aussitôt renvoyer. Quoique je fusse resté jusqu'alors innocent de tout commerce avec les femmes, j'avoue que la faim et la misère m'auraient rendu le refus impossible.
» Tandis que j'étais à Liège, où je recevais de l'hôpital la pitance du pauvre, j'aj^pris qu'un recruteur, logé dans un des faubourgs delà ville appartenant aux Hollandais, engageait des jeunes gens pour le service des provinces unies. Je déterminai une douzaine de mes compagnons mendiants à s'aller oiîrir à ce raccoleur. Le recruteur, après m'avoir interrogé , me garda , tandis qu'il se défit de toutes ses autres recrues, eu faveur de divers ollicicrs dont
il 6Vait l'agent. Il me procura de la nourriture et des vètemenls décents. Il essaya , par des bains , des saignées des frictions , de me guérir de la gale , et ne put y parvenir. Il m'ounncna néanmoins à Aix-la-Chapelle , où il tenait un café et un billard , dans une des plus bulles parties de la ville, et m'employa comme garçon de café et comme précepteur, pour enseigner à lire à son fils. Ce limonadier fournissait aussi les salles de bal el les assemblées ; il m'y envoya plusieurs fois, et je vis enfin le beau monde dans tout son éclat. Je fus tellement frappé de cette vue, qu'elle m'inspira un projet qui lient de l'extravagance et de la folie et que je m'abstiendrai de mentionner dans ces mémoires. Tant que je vivrai, je ne l'oublierai jamais, et je remercierai toujours la Providence de m'avoir détourné de l'exécution de mon idée. J'aurais succombé à la tentation, si j'avais été envoyé seulement une fois de plus dans un de ces lieux si dangereux pour moi ; mais ma maladie cutanée, dont on voyait des traces sur mes mains, détermina mon maître à m'en interdire l'entrée. Ainsi, je fus deux fois préservé, par le fléau dont j'étais aflligé, de malheurs plus grands que tous ceux qui m'ont accablé.
« Une circonstance fortuite me fit sortir de chez celui qui m'avait tiré de la misère. Il se trouvait absent, et était allé à Spa ; sa femme avait besoin de lui faire dire, dans un délai déterminé, de revenir sur-le-champ : elle m'y envoya. Je m'égarai sur la route, et craignant d'être grondé par ma maîtresse, je pris le parti de m'évader, non sans éprouver quelques remords. En passant à Cologne, je me laissai engager, avec une inconcevable étourderie, dans les troupes de l'électeur; et les soldats, mes camarades, ajoutant foi à ce que je leur disais, je me lis passer, non plus pour uu Japonais con^erti , mais pour un Japonais
encore païen , et j'adoptai le nom de Psalnianazar. Ma vanité trouvait un certain plaisir dans la surprise qu'excitaient mes blasphèmes sur les vérités les plus sacrés de la religion, et aussi dans mes discussions avec les ecclésiastiques (jui entreprenaient de me convertir. Je changeai de régiment, j'eus diverses aventures, et passai dans diverses garnisons, me comj)laisant dans mes impostures, et éprouvant une folle jouissance à abuser de la crédulité de mes compagnons d'armes. Mon régiment fut envoyé au fort de l'Écluse, dont le chevalier Laudcr, gentilhomme écossais, d'un caractère respectable, était gouverneur : il avait pour aumônier un de ses parents, nommé lunes, prêtre débauché, hypocrite et ruse, qui lit connaissance avec moi. L'aumônier, sans être ma dupe, vit tout le parti qu'il pouvait tirer lui-même, pour son avancement, de la fable que lui débitait l'salmanazar. Il m'enseigna l'anglais, qu'il savait mal, et me persuada de me laisser convertir i>ar lui à la religion anglicane, et de me faire baptiser. Moi, qui n'avais alors que dix-huil ans, je me prêtai à cet impie stratagème : le brigadier Lauder fut mon parrain ; il me nomma George, lunes reçut dcCompton, évêquc de Londres, une promotion j pour prix des soins qu'il s'était donnés.
« J'allai donc à Londres, où ma renommée m'avait précédé ; et l'on ne douta point que je fusse natif de Formose, quand on me vit manger de la viande et des racines crues, et écrire couramment en caractères inconnus. Innés me força de faire une traduction en langage de Formose, du catéchisme anglican, qui fut placée, par l'évêque de Londres, au nombre des manuscrits les plus curieux de sa bibliothèque. Kncouragé par le succès de mon imposture, j'y mis le comble en publiant sous mon nom sup-
pos6 de George Psalraanazar, une description de l'île de l'orniose, danl laquelle se trouvaient giavrs mon alpliabet fornio.san, les figures des divinités du pays, les costumes des habitants, leurs temple», leurs édifices, leurs navires et une carte de l'île de Formose et des îles du Japon. Je n'avais que vingt ans. Je trompai toute l'Angleterre. Qu'il est facile d'en imposer au monde et aux savants ! Mon roman géographique eut un immense succès. On en parla dans tous les recueils érudits de l'Europe, Une grande discussion s'éleva. Comme dans ma relation je disais que j'avais étéséduit par un jésuite qui, en parlantdcmon pays, m'avait aidé à voler le trésor de mon père, les jésuites, et surtout le père Fonteney, m'attaquèrent avec violence. D'un autre côté, plusieurs mi-mbres de la Société royale, tels que les Halley, les Mead, les Woodward, qui étaient , surtout le premier, connus par leur opposition aux dogmes du christianisme, n'ajoutaient point foi à la prétendue conversion de ce jeune Japonais qui, dans son livre et ses discours, soutenait la vérité de la révélation évangéliquc avec toute la science d'un théologien. Ils me considéraient, non sans laison, comme un hypocrite et un imposteur ; mais dans leur emportement et le désir qu'ils avaient de me démasquer, mes antagonistes |)rétendirent avoir découvert ce que j'étais, et avancèrent plusieurs faits controuvés. Il fut facile aux hommes pieux qui croyaient à la sincérité du nouveau converti, de réfuter leurs assertions. Ainsi la fraude s'accrédita par les moyens mêmes qu'on prenait pour la condiattre. Je parus aux yeux du public religieux un néophyte sincère, que persécutaient les fanatiques elles incrédules : mon caractère personnel contribuait beaucoup à alTermir ma réputation de bonne foi. Indolent et insouciant^ je me moulrai dépourvu d'ambition, plutôt prodigue II. 5*
qu'intorressé, et irn'prochahie dans ma conduite et dans mes mœurs. .Mes a|>oloj;islcs disaient : « Sans aucun vice, il possède toutes les vertus, une piété sincère, une grande candeur d'àmo, un altacliomcnt à tous ses devoirs ; quel intérOl peut-il donc avoir pour se rendre coupable d'une si abominable profanation que celle dont on l'accuse? Lors mC-me qu'il en aurait conçu l'idée, sa jeunesse et son inexpérience ne le rendraient- elles pas incapa!)le de soutenir un pareil rôle? » Ces raisons parurent irrécusables, et il passa généralement pour constant «pie Psalmanazar était un natif de Formose. Ma relation fut considérée comme authentique et citée comme une autorité ; elle eut plusieurs éditions, et fut traduite en diverses langues,
<( Je recommençai donc ma vie indolente, que soutenaient les libéralités de personnes pieuses qui s'étaient cotisées pour m'assurer une petite pension. Je passai ainsi encore douze ans, dans cette espèce d'affaissement moral, dans cet engourdissement de l'âme qui n'excluait pas la vivacité de l'esprit et la sensibilité du cœur ; mon penchant à l'amour ne m'entraîna jaiuais dans le libertinage.
« Vers l'âge de trente-deux ans, l'amour sincère que m'inspira une jeune femme produisit en moi un changement complet, mais non subit. Quelques livres religieux fjne je lus alors commencèrent à m'inspirer une conviction entière de la vérité du christianisme, et ensuite une piété fervente, qui fit naître en moi le désir, et bientôt après la ferme volonté de travailler h mon entière conversion. Pour y parvenir, je renonçai d'abord aux bienfaits de ceux que j'avais abusés; résolu à vivre de mon travail, j'appris l'hébreu, j'annonçai aux libraires que je traduirais, pour un juste salaire, tous les livres qu'ils désireraient , pourvu qu'ils ne fussent point contraires à la religion et à la morale,
Je me créai ainsi une indépendance qui m'élevait à mes propres yeux. »
— Ici s'arrête l'excentricilé de PsaLmanazar. Il a passé le reste de sa vie, très-pieux, trî-s-contrit, fort lionnétc. Il a confessé dans ses mémoires les bizarreries et les voluptés de sa vie d'escroc. Tenez , les voici. Passez dans celte bibliothèque. Vous les trouverez sur le troisième rayon à gauche.
J'entrai en effet, et je me vis entouré d'une armée de livres bizarres, dont les titres, le contenu, l'impression, les gravures rivalisaient d'étrangeté. J'en ouvris quelquesuns.
— Bon ! m'écriai-jo, on croirait être dans les petitesmaisons de la pensée.