‹ Le dix-huitième siècle en AngleterreChapitre 8 sur 61 · HISTOIRE HUMORISTIQUE · texte numérisé non relu

HISTOIRE HUMORISTIQUE

Postscriptnm.

Presque toujours chacun suit son caprice. Heureux est le mortel que les destins amis Ont partagé d'un caprice permis 1

(M"* DE ViLLEDIEu),

0 lecteur bénévole (ainsi disait ce bon xyi*^ siècle), vous qui allez parcourir les pages frivoles consacrées dans mes loisirs aux Excentriques (*), ou gens bizarres de l'Angleterre ; — si ces bizarreries vous étonnent , ne me les imputez pas. ■ — C'est de l'I isloire. — L'iuvenlion n'a point fait les frais de mon œuvre. La voilà, pure de tout alliage romanesque. — Est-ce ma faute si l'humanité est ainsi? — De ces anecdotes, pas une qui ait le moindre degré de Traiseiublancc , et pas une qui ne soit attestée, contrôlée , paraphée par bons et solides témoins.

(*) EcceniriCf Eccentncîtjj^ mot emprunté à l'astronomie, — l'ellipse irrégullL-re des comptes, — une conduite en dehors de toutes les règles reçues, et du système général.

It LES EXCENTRIQUES

Voulez-vous que je traîne à la suite do ce livret sans conséquence, une armée d'annotations, ou que je cloue au pied de uios pages, un monde do cilalions? l'ani do pédantisme pour si pou ! Des poids de plomb dans une gaze ? II ne tiendrait qu'à moi de vous dérouler les autorités sur lostpicllos cet article repose , de montrer les colonnes , froissées et salies par mes doigts curieux, de VAmnial Rcgister (soixante-dix volumes!), du Wondcr fui Magazine, do VOnuiiana, du Rclrospcciive Revicw, du Ncxvgnte Ca- Itndar (trente volumes), des vieux journaux, des Rcpositorics of Knowledge , des Diaries et des Réminiscences, dos anecdotes do l/m Scward , de Spcnce , de Cibher, (ÏAi/iin, de Jondli Darrington , de Biibb Duddington, de Cumbcrland , et de cent autres. — Vous ouvrir des sources inconnues, entourées de vieux lichens ou couvertes de sahlo : à ([uoi bon et quel gré m'en sauriez-vous?

Voici l'eau de la source. Bonne ou mauvaise , — buvez frais — et riez !

Dans ce postscripiuni, — dont la seule place était ici — hors de sa place, — il me suffira d'alTirmer que le fait peu important qui concerne le narrateur est vrai dans tous ses détails , et que ni les persomiagos qno j'introduis , ni les noms des acteurs qui peuplent mes chapitres — baroques, fous , pathétiques , burlesques , hétéroclites , — de deux lignes, do trois pages, — ne s'écartent do la vérité pure et simple. Ces hommes ont vécu ; les uns, je les ai vus, et je l'atteste; les aulros vivent encore; (inolqnes-uns sont histori(pies comme Louis XV, comme Vlailborough , comme Alboroiii. J'inv()(pie pour eux les dotes , les attestations C(inkiii|Mirainos , les lémoigiia^os dos écrivains de leur temps, l/liistoiro séiiecke a-t-elle d'autres preuves et une l)lus liaulo coiiitiide? — IH <iuo peut faire de mieux cette

humble et mienne histoire, pauvre petite, bateleuse et grotesque , ramassant ça et là les miettes des folies humaines , si ce n'est d'imiter sa grave sœur, l'histoire des grandes folies, — l'histoire des empires.... ?

Je voudrais qu'on ajoutât foi à ces modestes récits, par exemple à mon cher Jenuinj Cower, que je crois voir encore et qu'un incrédule reléguera peut-être , à ma grande peine, parmi les fictions.

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