‹ Le dix-huitième siècle galant et libertinChapitre 13 sur 33 · NOTICE SUR « LE VOL PLUS HAUT · texte numérisé non relu

NOTICE SUR « LE VOL PLUS HAUT

Du pamphlet galant et politique où brille Théveneau de Morande, nous voici revenus au pamphlet libertin et théâtral où Mayeur Saint-Paul excelle. Ce Majeur Saint-Paul fut acteur et auteur. On s'en apercevra aisément à la lecture du petit écrit qui est réimprimé ici.

Le Vol plus haut est une curiosité du genre. On sait à quel point la galanterie gangrena le monde dramatique au dix-huitième siècle, quelles fortunes y furent englouties avec élégance et fracas, quelle renommée de luxure la femme de théâtre y sut acquérir et garder. Les filles dOpéra dans cet impudique concert donnaient avec virtuosité la réplique aux dames de la Comédie-Française, et la moindre sauteuse des Italiens prétondait sur ce terrain égaler la plus notoire pensionnaire du Roi. Aussi Mayeur de Saint-Paul n'oublie-t-il ni les unes ni les autres dans son petit écrit. C'eût été, d'ailleurs, grand dommage, car le pendard a la plume acérée et l'esprit mordant. < J'aime la vérité, je me plais à la dire », proclame l'épigraphe du Vol plus haut. Il ne faudrait point, évidemment, la prendre au pied de la lettre. La vérité, « sa vérité » plutôt, est à l'usage particulier et spécial de ces amateurs auxquels il a l'impudence ostentatoire de dédier son livre. Dès lors, ceci ne doit point être pris à la lettre. On lira ces anecdotes avec plaisir et curiosité, sans en rendre responsables les héro'ines. Et n'est-ce point assez?

ou

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