‹ Le dix-huitième siècle galant et libertinChapitre 6 sur 33 · AVIS AU LECTEUR · texte numérisé non relu

AVIS AU LECTEUR

La victoire navale du 27 do juillet, quelqu'indécise qu'elle ait été, de part et d'autre, a été si fortement réclamée des deux côtés, qu'il n'est pas possible de se déterminer à l'attribuer à une nation, sans faire outrage aux raisons convaincantes de l'autre; mais je me flatte d'avoir trouvé le moyen de satisfaire également tous les partis, sans me compromettre, en laissant lire chacun selon ses désirs. Le Credo double des Jésuites

m'en a fourni l'idôe, et le désir que j'ai de contenter tout le monde m'a donné l'envie de l'exécuter. Ceux, qui désirent donner tort aux Anglois, liront de suite les vers ci-dessous : ceux au contraire, qui peuvent se persuader que Mons d'Orvilliers fut le vainqueur, les liront en colonnes. Quant à moi je suis si partagé entre les différons raisonnemens, que je suis des deux opinions, ceux qui pensent comme moi les liront de Tune et de l'autre manière.

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