‹ Le Dix-huitième siècle par les textes, morceaux choisisChapitre 102 sur 340 · I.E XVIIlO SliîCLR PAR LES TEXTRS · texte numérisé non relu

I.E XVIIlO SliîCLR PAR LES TEXTRS

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force des objeclions'. La plupart des hommes sont, si fort livrés à leurs opinions, <|u'ils ne prennent pas seulement la l>eine de pénétrer eelles des antres. Le philosop/ic comprend le sentiment' quil rejette, avec la même étendue et la même netteté qu'iP entend celui qui! adopte.

L'esprit philosophique est donc un esprit d'obser.vation et de justesse, qui rapporte tout à ses véritables principes ; mais ce n'est pas l'esprit seul que \e philosophe cultive, il porte plus loin son attention et ses soins.

L'homme n'est point un monstre qui ne doive vivre que dans les abîmes de la mer ou au fond d'une forêt : les seules nécessités de la vie lui rendent le commerce des autres nécessaire; et, dans quelque état où ^ il puisse se trouver, ses besoins et le bien-être l'engagent' à vivre en société. Ainsi, la raison exige de lui qu'il étudie, et qu'il travaille à acquérir les qualités sociables^.

^o[re philosophe ne se croit pas en exil dans ce monde ; il ne Croit point être en pays ennemi; il veut jouir en sage économe des biens que la nature lui offre ; il veut trouver du plaisir avec les autres ; et, pour en trouver, il en faut faire : ainsi il cherche à convenir à ceux avec qui le hasard ou son choix le font vivre ; et il trouve en même temps ce qui lui convient : c'est un honnête homme ^ qui veut plaire et se rendre utile.

[Encyclopédie, Philosophe.)

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