‹ Le Dix-huitième siècle par les textes, morceaux choisisChapitre 122 sur 340 · D ALEMBERT · texte numérisé non relu

D ALEMBERT

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Nous allons présenlemenl considérer cet ouvrage' comme Piclioiinaire 7-aisonni' des sciences et des arts. L'objet est d'aillant plus important, que c'est sans doute celui qui peut intéresser davantage' la plus grande partie de nos lecteurs, et qui, pour être rempli, a demandé le plus de soins et de travail. Mais, avant que d'entrer '. sur ce sujet, dans tout le détail qu'on est en droit d'exiger de nous, il ne sera pas inutile d'examiner avec quelque étendue l'état présent des sciences et des arts, et de montrer par quelle gradation on y est arrivé. L'exposition métaphysiipje de l'origine et de la liaison des sciences nous a été d'une grande utilité pour en former l'arbre encyclopédique''; l'exposition historique de l'ordre dans lequel nos connaissances se sont succédé ne sera pas moins avantageuse pour nous éclairer nous-mêmes sur la manière dont nous devons transmettre ces connaissances à nos lecteurs. D'ailleurs, l'histoire des sciences est naturellement liée à celle du petit nombre de grands génies dont les ouvrages ont contribué à répandre la lumière parmi les hommes, et, ces ouvrages ayant fourni pour le nôtre les secours généraux, nous devons commencer à en parler avant que de^ rendre compte des secours particuliers que nous avons obtenus. Pour ne point remonter trop haut, fixons-nous à la renaissance des lettres.

Quand on considère les progrès de l'esprit depuis cette époque mémorable, on trouve que ces progrès se sont faits -dans Tordre qu'ils devaient naturellement suivre. On a commencé par l'érudition, continué par les belles-lettres, et fini par la philosophie. Cet ordre diffère à la vérité de celui que doit observer l'homme abandonné à ses propres lumières,

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