‹ Le Dix-huitième siècle par les textes, morceaux choisisChapitre 128 sur 340 · DALEMBERT · texte numérisé non relu

DALEMBERT

et les exposa dans ses discours admirables sur la tragédie, dans ses réflexions sur chacune de ses pièces, mais principalement dans ses pièces mêmes. Racine, s'ouvrant une autre route, fit paraître sur le théâtre une passion que les anciens n'y avaient guère connue, et, développant les ressorts du cœur humain, joignit à une élégance et une vérité continues quelques traits de sublime. Despréaux, dans son Art poétique, se rendit Fégal d'Horace en l'imitant, Molière, parla peinture fine des ridicules et des moHirs de son temps, laissa loin derrière lui la comédie ancienne. La Fontaine fît presque oublier Esope et Phèdre, et Bossuet alla se placer à côté de Démosthène.

{Discours préliminaire de /'Encyclopédie.)

Page 1