‹ Le Dix-huitième siècle par les textes, morceaux choisisChapitre 145 sur 340 · VALÈRE, HECTOR · texte numérisé non relu

VALÈRE, HECTOR

HECTOR, riant.

Voilà des créanciers assez bien régalés. Vous devriez pourtant, en fonds comme vous êtes...

VALÈRE

Rien ne porte malheur comme payer ses dettes.

HECTOR

Ah ! je ne dois donc plus m'étonner désormais Si tant d'honnêtes gens ne les payent- jamais.

[Le Joueur, acte III, scènes vu et viii.)

1. Tout au plus tût. Tout s'ajoutait à nuire enté, tout ainsi que, tout de même

beaucoup de locutions où nous ne l'em- '/«c, tout ii travers, etc. ployons plus, pour en renforcer le sens. 2. Ptfy^w/. Deux syllabes.

Par exemple, tout ù l'instant, tout d'un

REGyARD 219

LE JOUEIR A SIX

YALERE, HECTOR.

HECTOR

Le voici. Ses malheurs sur son front sont écrits ; Il a tout le visage et l'air d'un premier pris '.

VALÈRE

Non, l'enfer en courroux et toutes ses furies

N'ont jamais exercé de telles barbaries.

Je te loue, ô destin, de tes coups redoublés !

Je n'ai plus rien à perdre, et tes vœux sont comblés^.

Pour assouvir encor la fureur qui t'anime,

Tu ne peux rien sur moi ; cherche une autre victime.

HECTOR à pari.

Il est sec^

VALÈRE

De serpents mon cœur est dévoré ; Tout semble en ce moment contre moi conjuré.

[Il prend Hector à la cravate.) Parle. As-tu jamais vu le sort et son caprice Accabler un mortel avec plus d'injustice, Le mieux assassiner? Perdre tous les partis*, Yingt fois le coupe-gorge, et toujours premier pris^ I Réponds-moi donc, bourreau.

HECTOR

Mais ce n'est pas ma faute.

As-tu vu de tes jours^ trahison aussi haute''? Sort cruel, ta malice* a bien su triompher,

1. Premierpris.Terme dmieudelans- deux, deux contre un, ou trois contre quenet. De même, plus loin, coa/jf-^or^e. un. >• (Liltré.)

2. Rognard parodie les vers d'Oreste 5. Coupe-gorge, premier pris. CL n. l. -dans Andriimuque : 6. De les jours. De ta vie, pendant ta

Oui, je te loue, 6 ciel, deta persévérance ... ^'^' ,

(Acte V, scène v.) '''• Haute. C est encore le langage de

„„-,,.. la tragédie. Proprement, qui dépasse

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