A rarte triple. Encore un terme du jeu de lansquenet
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Je veux me i)()ignarder; la vie esl un fardoaii Oui pour moi désoriiiais devient insupporlablc
lll'CTOH.
Vous la trouviez |)ourtant tantôt bien agréable. « Qu'un joueur est heureux! sa poche est un trésor; Sous ses heureuses mains le cuivre devient or, » Disiez-vous.
VALKlil'.
Ah 1 je sens redoubler ma colère.
IJECTfiR.
Monsieur, conlraignez-vous, j'aperçois votre père.
{Le Joueur, acte IV, scène xiii.
c'dst yotrl: léthar(;ik
M. SCllUPULE, GEllONTi:, E[IASTE, LISETTE, CRISIMN.
LISETTE
, {Bas^ à Crispin.) Mais j'aperçois quelqu'un. C'est un des deux notaires.
• GÉRONTE
Bonjour, monsieur Scrupule.
CRISPIN, à part.
Ah! me voilà perdu.
1. Erastft, neveu de Géroiite, n'obtiendra la main d'Isabelle que s'il l'institue son légataire universel. Oéronle veut laisser une partie de sa fortune à un autre neveu et k une nièce ; mais 'Crispin, valet d'Eraste, se fait passer d'abord pour ce neveu, puis pour cette ^ nièce, qpe n'a jamais vus Géronte,et en f'jgoùte aisément le vieux bonhomme.
On fait venir deux notaires. Et cependant Géronte tombe en léthargie; va-t-il
donc mourir intestat ? Crispin revêt ses habils, imite sa voix, et, favorisé par le demi-jour de la chambre oii rejjose le malade, dicte en faveur d'Eraste un testament dans lequel il n'oublie d'ailleurs ni lui-même ni Lisette, sa commère, servante de Géronte. Mais. voici que le vieillard sort de sa léthargie, et l'un des nolaires, M. Scrupule, vient lui lire le testament mis en forme et recopié.
RÉGNARD 225
GÉRONTE
Ici depuis longtemps vous êtes attendu. .
M. SCRUPULE
Certes, je suis ravi, monsieur, qu'en moins d'une heure
Vous jouissiez déjà d'une santé meilleure.
Je savais bien qu'ayant fait votre testament,
Vous sentiriez bientôt quelque soulagement.
Le corps se porte mieux lorsque l'esprit se trouve
Dans un parfait repos.
GÉRONTE
Tous les jours je l'éprouve.
M. SCRUPULE
Voici donc le papier que, selon vos desseins. Je vous avais promis de remettre en vos mains.
Quel papier, s'il vous plaît? Pourquoi, pour quelle affaire?
M. SCRUPULE
C'est voire testament que vous venez de faire.
GÉRONTE
J'ai fait mon testament?
M. SCRUPULE
Oui, sans doute*, monsieur^.
LISETTE, bas.
Crispin, le cœur me bat.
CRisPiN, bas.
Je frissonne de peur.
GÉRONTE
Eh! parbleu, vous rêvez, monsieur : c'est pour le faire Que j'ai besoin ici de votre ministère.