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la raison. Cela vetil (lire que non seiilomoni nous n'avons pas los pi'incip(\s qui int'nonl au vrai, mais quo nous on avons d'autres (pii s'accommodent tri-s bien avec le faux.
(flisloire des Oj'acics, cliap. IV.)
.4NCIENS KT MOUKRNKS
Si les Anciens avaii>nt plus d'ospril' (|ue nous, c'est donc que les cerveaux do ce temps-là ('talent mieux disposé.s, l'ormés île lihi-es plus fermes et plus délicates, remplis de plus d'esprits animaux-. Mais en vertu de quoi les cerveaux de ce temps-là auraient-ils été mieux disposés? Les arbres auraient donc été aussi plus grands et plus beaux; car, si la nature était alors plus jeune et plus vigoureuse, les arbres aussi bien que les cerveaux des hommes auraient dû se sentir de cette vigueur et de celte jeunesse.
La nature a entre les mains une certaine pâte qui est toujours la même, qu'elle tourne et retourne sans cesse en mille façons, et dont elle forme les hommes, les animaux et les plantes; et certainement elle n'a ])0int formé Platon, Démosthène, ni Homère d'une argile plus fine ni mieux préparée que nos philosophes, nos orateurs et nos poètes d'aujourd'hui'...
Mais si les arbres de tous les siècles sont également grands, les arbres de tous les pays ne le sont pas. Voilà des difTérences aussi pour les esprits. Peut-être les orangers, qui ne viennent pas aussi facilement ici qu'en Italie, marquent-ils qu'on a en Italie un tour d'esprit que l'on n'a pas tout à fait semblable en France?... Les différences de climats qui se font sentir dans les plantes doivent s'étendre jusqu'aux cerveaux et y faire quelque effet.
Cet effet cependant y est moins grand et moins sensible, parce que l'art et la culture peuvent lieaucoup plus sur les cerveaux que sur la terre, qui est d'une matière plus dure et
1. £s/;r(7. Intelligence, talent. vait ainsi réduite, au grand scandale
2. Esprits unimau.r. Particules sub- dos érudits, k une question de physitilesdusang. que et d'iiistoire naturelle. » (Saiute-