Combien il faut peu d'esprit pour 3. Pour. Comme
avoir cet esprit-là. 4. /,<; /rt/CH/. Plutôt l'application qu'it
2. Ceplatméritequidénotelaslérilité en fait, d'' rfiine pt l'absence de ce naturel, etc.
GliESSET 275
On applaudit aux traits du méchant qu'on abhorre, Et, loin de le proscrire, on l'encourage encore. Mais convenez aussi qu'avec ce mauvais ton, Tous ces gens dont il est l'oracle ou le bouffon Craignent pour eux le sort des absents qu'il leur livre', Et que tous avec lui seraient fâchés de vivre. On le voit une fois, il peut être applaudi; Mais quelqu'un voudrait-il en- faire son ami?
VALÈRE
On le craint, c'est beaucoup.
ARISTE
Mérite pitoyable!
Pour les esprits sensés est-il donc redoutable? C'est ordinairement à de faibles rivaux Qu'il adresse les traits de ses mauvais propos^. Quel honneur trouvez-vous à poursuivre, à confondre, A désoler quelqu'un qui ne peut vous répondre? Ce triomphe honteux de la méchanceté Réunit la bassesse à l'inhumanité.
Quand sur l'esprit d'un autre on a quelque avantage. N'est-il pas plus flatteur d'en'' mériter l'hommage. De voiler, d'enhardir la faiblesse d'autrui. Et d'en^ être à la fois et l'amour et l'appui?
VALÈHK.
Qu'elle soit un peu plus, un peu moins vertueuse, Vous m'avoûrez du moins que sa vie est heureuse. On épuise bientôt une société.
On sait tout votre esprit, vous n'êtes plus fêté Quand vous n'êtes plus neuf; il faut une autre scène Et d'autres spectateurs; il passe, il se promène Dans les cercles divers, sans gêne, sans lien; Il a la fleur de tout, n'est esclave de rien...
ARISTE
"Vous le croyez heureux? Quelle âme méprisable! Si c'est là son bonheur, c'est être misérai»le,
■1. Qu'il livre à la risée (à leur risée). 3. Mauvai't. Cf. \k 271. n. 3.