‹ Le Dix-huitième siècle par les textes, morceaux choisisChapitre 205 sur 340 · I.H \ »•///" ,s7/.(;/./; l'.Mi LES TEXTES · texte numérisé non relu

I.H \ »•///" ,s7/.(;/./; l'.Mi LES TEXTES

Lk Cd.Mii;. — Tu nv dis pas loul. Je mo souviens qu'à nioi> service lu ('lais un assez mauvais sujet.

Fk.aro. — Kli! mon Dieu, monseigneur, c'est qu'on veul (|ue le pauvre soil sans dél'aul.

Lf coMiK. — Paresseux, dérangé. .

FiG.vRO. — Aux vertus qu.'on exige dans un domestique, Votre lixcellence connait-eJlc beaucoup de maîtres qui lussent' dignes dètre valets?

Le co.mte, rianl. — Pas mal. l^lt. tu t'es retiré en cette ville?

Figaro. — Non pas tout de suite.

Le comte, V arrêtant. — Un moment... J'ai cru que c'était elle... Dis toujours, je t'entends de reste.

Figaro. — De retour à Madrid, je voulus essayer de nouveau mes talents littéraires, et le théâtre me parut un champ d'honneur...

Le comte. — Ah ! miséricorde !

Figaro. [Pendant sa réplique, le comte regarde avec attention du côté de la jalousie.) — Kn vérité, je ne sais comment je n'eus pas le plus grand succès, car j'avais rempli le parterre des plus excellents travailleurs; des mains... comme des battoirs; j'avais interdit les gants, les cannes, tout ce qui ne produit que des applaudissements sourds; et, d'honneur, avant la pièce, le café^ m'avait paru dans les meilleures dispositions pour moi. Mais les eflorts de la cabale...

Le co.mte. — Ahl la cabale ! monsieur l'auteur tombé!

Figaro. — Tout comme un autre : pourquoi pas? Ils m'ont sifflé ; mais si jamais je puis les rassembler...

Le comte. — L'ennui te vengera bien d'eux?

Figaro. — Ah ! comme je leur en garde ! morbleu !

Le comte. — Tu jures ! Sais-tu qu'on n'a que vingtquatre heures au Palais pour maudire ses juges ?

Figaro. — On a vingt-quatre ans au théâtre. La vie est trop courte pour user un pareil ressentiment.

Le comte. — Ta joyeuse colère me réjouit. Mais tu ne me dis pas ce qui t'a fait quitter Madrid.

Figaro. — C'est mon bon ange. Excellence, puisque je

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