‹ Le Dix-huitième siècle par les textes, morceaux choisisChapitre 206 sur 340 · Les gens de lettres se réunissaient dans certains cafés · texte numérisé non relu

Les gens de lettres se réunissaient dans certains cafés

Ce toiu'-ci vaut lauti'e .

Mariaçje de Figaro 'acte 1).

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suis ii.sM'/ litMireu.v pour rolrouver mon ancien maîlro. \'t)yani à Madrid qui' la n-publiquo des lollres élait cello des loups, loujours arinrs les uns coiilre les autres, et ^ue, livrés' au mépris où- co risiblo acluirneincnl les conduit, tous les insectes, les mousli(pies, les cousins, les critit|ues, les maringouins', les envieux, les feuillisles*, les libraires, les censeurs, et tout ce qui s'attache à la peau des malheureux gens de lettres, achevaient de di'cbiqueler et sucer le peu de substance qui leur restait ; falifi,u('' d'écrire, ennuyé de moi, tiégoùté des autres, abimé de dettes et léger d'argent; à la lin, convaincu que l'utile revenu du rasoir est préférable aux vains honneurs de la plume, j'ai quitté Madrid, et, mon bagage en sautoir, parcourant philosophiquement les deux Caslilles,la Manche, l'Kstramadure, la Sierra- Morena, l'Andalousie, accueilli dans une ville, emprisonné dans l'autre et partout supérieur aux événements, loué par ceux-ci, blâmé par ceux-là, aidant au bon temps, supportant le mauvais, me moquant des sots, bravant les méchants, riant de ma misère et faisant la barbe à tout le monde', vous me voyez enfin établi dans Séville, et prêt de nouveau à servir Votre l"]xcellence en tout ce qu'il lui plaira de m'ordonner.

Le comte. — Qui l'a donné une philosophie aussi gaie?

Figaho. — L'habitude du malheur. Je me presse de rire de tout, de peur d'être obligé d'en pleurer.

[Le Barbier de Séville, acte I, scènes i et ii.)

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