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crui'llos n'ont ôli' imai^^int-es (juo pour sauver la vie, et les pallialifs, pour adoucir les douleurs.
Laissons à ceux qui sonl chargés de veiller sur les mœurs' le soin de faire entendre les vérités dures; leur voix ne s'adresse qu'à la multitude ; mais on ne corrige les particuliers qu'en leur prouvaul df l'nilérél pour eux et en ménageant leur amour-propre.
Quelle est donc l'espèce de dissimulation permise, ou plutôt quel est le milieu qui sépare la fausseté vile de la sincérité olTensante? Ce sont les égards réciproques. Ils forment le lien de la société et naissent du sentiment de ses propres imperfections et du besoin qu'on a d'indulgence pour soimême. On ne doit ni oflenser ni tromper les liommes.
(//^?rf., chap. III.)
iii;s hkputatio.ns
Rien ne rendrait plus indifférent sur la réputation que de voir comment elle s'établit souvent, se détruit, se varie-, et quels sont les auteurs de ces révolutions.
A peine un homme paraii-il dans quelque carrière que ce soit, pour peu qu'il montre des dispositions heureuses, quelquefois même sans cela, que chacun s'empresse de le servir, de l'annoncer, de l'exalter : c'est toujours en commençant qu'on est un prodige. D'où vient cet empressement? Est-ce générosité, bonté ou justice? Non, c'est envie, souvent ignorée de ceux qu'elle excite. Dans chaque carrière, il se trouve toujours quelques hommes supérieurs. Les subalternes, ne pouvant aspirer aux premières places, cherchent à en écarter ceux qui les occupent en leur suscitant des rivaux.
On dira peut-être qu'il doit être indifférent par qui les premiers rangs soient occupés à ceux qui n'y peuvent parvenir; mais c'est bien peu connaître les passions que de les faire raisonner. Elles ont des motifs, et jamais de principes. L'envie sent et agit, ne réfléchit ni ne prévoit : si elle réussit