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Les traités de Ximègue (1678- Jésus-Christ

1099) mirent fin k la guerre de Hol- 4. Poli. Cf. p. 18, n. 4.

lande. 5. Leur. Cf. p. 36,n. 3.

et d'obstacleSv afin qu'il n'y ait que ceux qui ont des ailes qui puissent les franchir.

La même erreur qui plaça jadis la terre au centre du monde a fait attribuer la souveraineté au peuple. Mais, quand la boussole eut ouvert l'Océan, et le télescope les cieux, la terre fut reléguée dans son orbite, et l'homme déchu, mais instruit, plaça mieux son orgueil.

La morale élève un tribunal plus haut et plus redoutable que celui des lois. Elle veut non seulement que nous évitions le mal, mais que nous fassions le bien; non seulement que nous paraissions vertueux, mais que nous le soyons; car elle ne se fonde pas sur l'estime publique, qu'on peut surprendre, mais sur notre propre estime, qui ne nous trompe jamais.

Il circule dans le monde une envie au pied léger, qui vit de conversation : on l'appelle médisance. Elle dit étourdiment le mal dont elle n'est pas sûre, elle se tait prudemment sur le bien qu'elle sait. Quant à la calomnie, on la reconnaît à des symptômes plus graves; pétrie de haine et d'envie, ce n'es^t pas sa faute si sa langue n'est pas un poignard.

Nul homme ne voudrait être seul au monde, pas même l'avare, quoiqu'il eût tout'; pas même l'envieux, quoiqu'il nevît^ que des ruines.

Les idées font le tour du monde; elles roulent de siècle en siècle, de langue en langue, de vers en prose, jusqu'à ce qu'elles s'enveloppent d'une image sublime, d'une expression vivante et lumineuse qui ne les quittent plus, et c'est ainsi qu'elles entrent dans le patrimoine du genre humain.

Le génie égorge ceux qu'il pille.

Tout homme qui s'élève s'isole^; et je comparerais volontiers la hiérarchie des esprits à une pyramide. Ceux qui sont

1, 2. Eût... vit. Sul;yonctifs conclilionnels. Cf. p. 168, n. 3. 3. Cf. le Moïse de Vigny.

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yora l;i luise iM-poiidont aux plus f;rancls cercles cl onl beàuc(ui|i d'égaux; ;\niesui"e ([u'on «'('lève, on rrpoud àdeseerclcs jilus resserrés ; enliu, I;i piciTc qui surnioule cl Lerminc la pyramide est seule el ne r(''p(uid à rien.

Ouand ou a raisou viugl-([ualre heures avaul le comuiuu des hommes, on i>asse poui- n'avoir pas le sens commun pciidanl vingl-rjuatre heures.

Les passions se font diiïérenles issues : on voit des hommes non seulement avouer leurs vices, mais s'en vanter, el d'autres les cacher avec soin ; les uns cherchent des compagnons, el les autres des dupes. Le plus grand égoïste n'est pas toujours celui qui convient de son égoïsme; comme le plus gourmand n'est pas celui qui se récrie sur un bon plat, mais celui qui le savoure el qui se tait de peur que tout le monde ne lui en demande.

Ce qui maintient le peu d'iioiinéteté et de morale publique qui brille encore en ce monde, c'est qu'un coquin ne veut pas passer pour tel, el qu'il appelle ainsi un autre coquin comme lui. Tout serait perdu s'il osait dire tout haut : Je suis un coquin. Celte pudeur n'est point hypocrisie.

Il n'y a qu'une morale, comme il n'y a qu'une géométrie : ces deux mots n'ont point de pluriel. La morale esl tille delà justice el de la conscience; c'est une religion universelle.

Ce qu'il faut éviter en morale, c'est de placer la vertu dans des actes indifférents, comme le jeûne, le cilice, les austérités; tout cela ne peut pas être utile aux autres hommes'.

Lntre deux hommes tels que Voltaire el un porteur d'eau, c'est ce qu'ils ont de commun qui est admirable el essentiel aux yeux de la nature; ce qu'ils onl de différent est insensible.

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