Porter. Terme peu juste. 3. Chagrin. Mauvaise humeur
2. Impcriiiiences. Paroles déraison- 4. Dégrader. Cf. p. 359, n. 3. nables; étymologiquement , hors de 5. Acte V, scène i. propos.
LE WIW SIIXI.i: l'Mi LES TEXTES
par la ptM-le d'un procès. Mais il lailail l'aire rire If parti'rre.. . Dans la iiHMiie vue, il' lui- fjiil tenir (luckpielois des propos d'Innneur-' d'un goût lonL coniraire à celui qu'il lui donne. Telle est celle pointe de la scène du sonnel :
La poste de ta cluile, cinpoisonneui' an (lial)!o! Kn ensses-lii fait une k le casser le nez!
pointe d'autant plus déplacée dans la bouche du inisanllirope, qu'il vient d'en critiquer do plus supjiortahles dans le sonnet d'Oronte", et il est bien étrange que celui qui la l'ait propose un instant après la chanson du roi Henri pour un modèle de goût''. 11 ne sert de rien de dire que ce mol échappe dans un moment de dépit; car le dépit ne dicte rien moins que des pointes; et Alceste-, qui passe sa vie à gronder, doit avoir pris, même en grondant, un ton conforme à son tour d'esprit :
Morbleu! vil complaisant! vous louez des sottises!
C'est ainsi que doit parler le misanthrope en colère. Jamais une pointe n'ira bien après cela. Mais il fallait faire rire le parterre; cl voilà comment on avilit la vertu.
Une chose assez remarquable, dans celle comédie, est que les charges étrangères'' que l'auteur a données au rôle du misanthrope l'ont forcé d'adoucir ce qui était essentiel au caractère. Ainsi, tandis que dans toutes ses autres pièces les caractères sont chargés pour faire plus d'effet, dans celle-ci seule les traits sont émoussés pour la rendre |)lus théâtrale. La même scène dont je viens de parler m'en fournit la preuve. On y voit Alceste tergiverser et user de diHours pour dire son avis à Oronte. Ce n'est point là le misanthrope; c'est un honnête homme du monde qui se fait peine de tromper''