‹ Le Dix-huitième siècle par les textes, morceaux choisisChapitre 291 sur 340 · Lu [ai publique. Cf. p. 4i9, n · texte numérisé non relu

Lu [ai publique. Cf. p. 4i9, n

Volez donc ce subside extraordinaire, et puisse-t-il être suffisant! Votez-le, parce que, si vous avez des doutes sur les moyens (doutes vagues et non éclairés), vous n'en avez pas sur sa nécessité, et sur notre impuissance à le remplacer, immédiatement du moins. Votez-le, parce que les circonstances politiques ne souffrent aucun retard, et que nous serions comptables de tout délai. Gardez-vous de demander du temps ; le malheur n'en accorde jamais... Ah I messieurs, à propos d'une ridicule motion du Palais-Royal', d'une risible insurrection qui n'eut jamais d'importance que dans les imaginations faibles ou les desseins pervers de quelques hommes de mauvaise loi, vous avez entendu naguère ces mots forcenés : « CaLilina est aux portes de Rome, et l'on délibère! » Et certes, il n'y avait autour de nous ni Catilina, ni péril, ni factions, ni Rome... Mais aujourd'hui, la banqueroute, la hideuse banqueroute est là; elle menace de consumer vous, vos propriétés, votre honneur, et vous délibérez !...

I. Motion faite dans une assemblée pojHilaire qui s'était tenue au Palais-Royal.

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