‹ Le Dix-huitième siècle par les textes, morceaux choisisChapitre 318 sur 340 · II: .\»//K siixi.E l'.Mt i.Ks T[:\ri:s · texte numérisé non relu

II: .\»//K siixi.E l'.Mt i.Ks T[:\ri:s

Tu veux nous accorder les chants dij^nes des cienx, Nous dirons qu'Apollon, pour charmer les oreilles, T'a hii-mcme diclc de si douces merveilles.

— ()ui, jo \e veux ; inarcliDus. Maisoii m'onlrainez-vous? Knfants du vieil aveiigh». en quel lieu sommes-nous?

— Syros' est l'ile heureuse où nous vivons, mon père.

— Salut, helle Syros, deux lois hospitalière! Car sur ses bords heureux je suis déjî\ venu ; Amis, je la connais. Vos pères m'ont connu :

Us croissaient comme vous; mes yeux s'ouvraient encore

.\u soleil, au printemps, aux roses de l'aurore;

J'étais jeune et vaillant. Aux danses des guerriers,

A la course, aux combats, j'ai paru des premiers.

J'ai vu Corinthe, Argos, et Crète et les cent villes^,

lilt du fleuve Kgyptus^ les rivages fertiles;

Mais la terre et la mer, et l'âge et les malheurs.

Ont épuisé ce corps fatigué de douleurs.

La voix me reste. Ainsi la cigale innocente,

Sur un arbuste assise^, et se console'' et chante.

Commençons par les dieux : Souverain Jupiter ;

Soleil qui vois, entends, connais tout; et toi, mer,

Fleuves, terres, et noirs dieux® des vengeances trop lentes,

Salut! Venez à moi, de l'Olympe habitantes.

Muses! vous savez tout, vous, déesses ; et nous.

Mortels, ne savons rien qui ne vienne de vous. »

Il poursuit; et déjà les antiques ombrages Mollement en cadence inclinaient leurs feuillages ; Et pâtres oubliant leur troupeau délaissé. Et voyageurs quittant leur chemin commencé, Couraient. Illes entend, près de son jeune guide, L'un sur l'autre pressés tendre une oreille avide;

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