‹ Le Dix-huitième siècle par les textes, morceaux choisisChapitre 322 sur 340 · Qui. Transposition du relatif, plus fréquente autrefois · texte numérisé non relu

Qui. Transposition du relatif, plus fréquente autrefois

13. Suc ((u'on mêlait au vin, et qui donnait une ivresse joyeuse.

14. Plante que Mercure donna à Ulysse pour le préserver contre les maléfices de Circé.

1.5. Du paisible lotos. Du lotos qui procure la paix. Les fruits du lotos calmaient Tinquiétude, et particulièrement le regret du pays natal.

AyORÉ ClIÉNIER . 495

Les mortels oubliaient, à' ce philtre charmés ^

Et la douce patrie et les parents aimés,

Enfin rOssa, l'Olympe'^ et les bois du Pénée*

Voyaient ensanglanter les banquets d1iyménée%

Quand Thésée, au milieu de la joie et du vin,

La nuit où son ami*"' reçut à son festin

Le peuple monstrueux des enfants de la Nue",

Fut contraint d'arracher l'épouse demi-nue

Au bras ivre et nerveux du sauvage Eurytus.

Soudain, le glaive en main, l'ardent Pirithoiis :

« Attends ; il faut ici que mon affront^ s'expie.

Traître! » Mais, avant lui, sur le Centaure impie

Dryas a fait tomber, avec tous ses rameaux,

Un long arbre de fer® hérissé de flambeaux.

L'insolent quadrupède en vain s'écrie, il tombe.

Et son pied bat le sol qui doit être sa tombe.

Sous l'effort de Nessus, la table du repas

Roule, écrase Cymèle, lîlvagre, Périphas.

Pirithoiis égorge Antimaque, et Pétrée,

Et Cyllare aux pieds blancs, et le noir Macarée,

Qui de trois fiers lions, dépouillés par sa main,

Couvrait ses quatre flancs, armait son double sein.

Courbé, levant un roc choisi pour leur vengeance,

Tout à coup, sous l'airain d'un vase antique, immense,

L'imprudent Bianor, par Hercule surpris,

Sent de sa tête énorme éclater les débris.

Hercule et la massue entassent en trophée

Clanis, Démoléon, Lycothas, et Riphée

Qui portait sur ses crins, de taches colorés,

L'héréditaire éclat des nuages dorés'".

1. A. On dit, d'une façon analogue, et des Centaures aux noces de Pirià cette vue, à cet aspect ou même à cette thoi'is, roi des Lapithes, et d'Hippodasccne; mais à s'emploie ici dans la si- mie. Cf. O.vide, Métam., livre XII. gnification de /Jff?'; charmés parce phil- 0. Pirithoûs.

tre, par l'effet de ce philtre. 7. Les Centaures, qui avaient pour

2. Charmés. Dans le sens propre du père Ixion et la Nue pour mère, mot. Cf. p. 131, n. 1. 8. Mon affront. L'affront gui m'a été

.3. Montagnes de Thessalie. fait.

■i. Fleuve de Thessalie. 9. Un candélabre.

5. Il s'agit du combat des La])ithes 10. Cf, plus haut, enfants de ta ^iie.

YM) i.K AT///" SIECLE l'Ali LES TEXTES

Mais (11111 liuiiltlo coiuhiil lùirynoinc est avide ; Car ses pieds, agiles on un cercle rjipide, Battant à coups pressés l'armure de Nestor, I.e quadrupède Holops fuil. L'agile Cranlor, Lo bras levé, latleinl. lùirynome l'arrête ; D'un éraltle noueux il va l'ondre sa tète, Lorsque le lils d'Egée' invincibh,', sanglant, Ij'aperçoit, à l'autel prend un chêne brûlant, Sur sa croupe indomptée, avec un cri terrible, S'élance, va saisir sa chevelure horrible. L'entraîne, et quand sa bouche, ouverte avec ciïorl, Crie, il y plonge ensemble et la flamme et la mort. L'autel est dépouillé. Tous vont s'armer de llammc, Ll le bois porte au loin les hurlements de femme, L'ongle^ frappant la terre, et les guerriers meurtris, Et les vases brisés, et l'injure, et les cris.

Ainsi le grand vieillard, en images hardies.

Déployait le tissu des saintes mélodies.

Les trois enfants, émus à son auguste aspect,

Admiraient, d'un regard de joie et de respect,

De sa bouche abonder^ les paroles divines.

Comme en hiver la neige aux sommets des collines.

Et, partout accourus, dansant sur son chemin.

Hommes, femmes, enfants, les rameaux à la main.

Et vierges et guerriers, jeunes tleurs de la ville,

Chantaient : « Viens dans nos murs, viens habiter notre Ile,

Viens, prophète éloquent, aveugle harmonieux.

Convive du nectar*, disciple aimé des dieux ;

Des jeux, tous les cinq ans, rendront saint et prospère

Le jour où nous avons reçu le grand Homère. »

[Petits Poèmes.)

\. ThésL-e. 3. Admiraient... nhondrr. Coiistriic-

2. L'omjle frappant la lerre. Le sabot tion insolile. lies Centaures. 4. Qui bois le nectar avec les dieux.

ANDRE CHÉMER 497

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