PANNYCHIS
Un enfant de cinq ans s'adresse à sa cousine Pannychis, qui a le même âge que lui.
« Ma belle Pannychis, il faut bien que tu m'aimes : Nous avons même toit, nos âges sont les mêmes. Vois comme je suis grand, vois comme je suis beau. Hier* je me suis mis auprès de mon chevreau : Par Pollux et Minerve I il ne pouvait qu'à peine Faire arriver sa tête au niveau de la mienne. D'une coque de noix j'ai fait un abri sûr Pour un beau scarabée étincelant d'azur ; Il couche .sur la laine, et je te le destine. Ce matin, j'ai trouvé parmi l'algue marine Une vaste coquille aux brillantes couleurs : Nous l'emplirons de terre, il y viendra des fleurs. Je veux, pour te montrer une flotte nombreuse, Lancer sur notre étang des écorces d'yeuse. Le chien de la maison est si doux ! chaque soir Mollement sur son dos je veux te faire asseoir ; Et, marchant devant toi jusques à notre asile, Je guiderai les pas de ce coursier docile. »
[Poésies antiques ; Idylles, X VL
LA JEU.NE TARE.Ml.Nl!;
Pleurez, doux alcyons! à vous, oiseaux sacrés, Oiseaux chers àTéthis", doux alcyons, pleurez!
Elle a vécu, Myrto, la jeune Tarentine !
Un vaisseau la portait aux bords de Camarine^ :
Là, Thymen, les chansons, les flûtes, lentement
Devaient la reconduire au seuil de son amant.
Une clef vigilante a pour cette journée
Dans le cèdre^ enfermé sa robe d'hyménée,