‹ Le Dix-huitième siècle par les textes, morceaux choisisChapitre 330 sur 340 · Mes poétiques doigts. — Tout ce taine · texte numérisé non relu

Mes poétiques doigts. — Tout ce taine

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(JiK^i 1 l'aul il, no s"armanl qui' de limiilcs voiles, N'avoir qiio cos grands noms' pour nord-el pour ('-loiles, Los cùloyor'' sans cesse, el n'oser un inslanl, Seulel loin de loul bord, intrépide et lloltanl', Aller sonder les lianes du plus lointain Néréc " Et du premier sillon fendre une onde ignorée? Les coutumes d'alors, les sciences, les mojurs RespirenI dans les vers des antiques aut<'urs ; Leur siècle est en dépôt dans leurs nobles volumes. Tout a changé pour nous, mœurs, sciences, coutumes. Pourquoi donc nous faut-il, par un pénible soin. Sans rien voir près de nous, voyant toujours bien loin. Vivant dans le passé, laissant ceux qui commencent ^ Sans penser écrivant d'après d'autres qui pensent. Retraçant un tableau que nos yeux n'ont point vu, Dire et dire cenl fois ce que nous avons lu?...

Volons, volons chez eux retrouver leurs modèles"; Voyageons dans leur âge, où, libre, sans détour, Chaque homme ose être un homme et penser au grand jour

Puis, ivres des transports qui nous viennent surprendre, Parmi nous, dans nos vers, revenons les répandre; Changeons en notre miel leurs plus antiques fleurs ; Pour peindre notre idée empruntons leurs couleurs ; -Mlumons nos (lambeaux ù leurs feux poéliques; Sur des pensers'* nouveaux faisons des vers antiques.

(Poèmes : rinvenlion.)

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