LI5 XVIII« SIÈCLE PAR LES TEXTES
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mauvaises (iiialités, parce (luil n'a pas c(nilril>ui'' à leur foi'malioii, qu'il n'est pas une inrre, mais une simple nourrice, qui ne sert qu'à leur (IcvcKtppemenl par lanulrilion.
Dans les animaux, la plupart des qualite's qui paraissent individuelles ne laissent pas do se transmettre et de se propager par la mémo voie que les propriétés spécifiques' : il était donc plus facile à l'homme d'inilucr sur la nature des animaux q\ie sur celle dos végcHaux. Les races, danscha(|ue espèce d'animal, no sont quo des variétés constanlos, qui se perpétuent par la génération; au lieu que, dans les espèces végétales, il n'y a point de races, point de variétés assez constantes pour être perpétuées par la reproduction. Dans les ►seules espèces do la poule ou du pigeon. Ion a fait naître .très récemment de nouvelles races en grand nombre, qui toutes peuvent se propager d'elles-mêmes ; tous les jours, dans les autres espèces, on relève, on anoblit^ les races en les croisant ; de temps en temps on acclimate, on civilise quelques espèces étrangères ou sauvages. Tous ces exemples modernes et récents prouvent que Thomme n'a connu que tard l'étendue de sa puissance, et que même il ne la connaît pas encore assez. Elle dépend en entier de l'exercice de son intelligence : ainsi plus il observera et plus il cultivera la nature, plus il aura de moyens pour se la soumettre et de facilités pour tirer de son sein des richesses nouvelles, sans diminuer les trésors de son inépuisable fécondité.
Et que ne pourrai-t-il pas sur lui-même, je veux dire sur sa propre espèce, si la volonté était toujours dirigée par l'intelligence? qui sait jusqu'à quel point l'homme pourrait perfectionner sa nature, soit au moral, soit au physique? Ya-t-il une seule nation qui puisse se vanter d'être arrivée au meilleur gouvernement possible, qui serait de rendre tous les hommes non pas également heureux, mais moins inégalement malheureux, en veillant à leur conservation, à l'épargne de leurs sueurs et de leur sang par la paix, par l'abondance des subsistances, par les aisances de la vie et les facilités pour leur propagation? Voilà le but moral de toute société qui chercherait à s'améliorer. Et pour la physique, la médecine