I-E XVIIie SIÈCLE PAR IJÎS TIXTES
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cassées car on ne connaissait point alors les chars de guerre), enlin des troncs pourris <|ui se venf^cnt cl cpii font la guerre aux vivants. Voilà le galimatias le plus complet qu'on pût jamais étaler sur un théâtre. 11 fallait cependant plusieurs années pour dessiller les yeux du public et pour faire sentir qu'il n'y a qu'à retrancher ces vers pour faire une ouverture de scène parfaite...
f.o temps même a mis le sceau de l'approbation presque universelle à des morceaux de poésie absurdes, parce qu'ils étaient mêlés à des traits éblouissants qui répandaient leur éclat sur eux; parce que les poètes qui vinrent après ne firent pas mieux ; parce que les commencements informes de tout art' ont toujours plus de réputation que l'art perfectionné ; parce que celui qui joua le premier du violon fut regardé comme un demi-dieu, et que Rameau^ n'a eu que des ennemis; parce quen général les hommes jugent rarement par eux-mêmes, qu'ils suivent le torrent, et que le goût épuré est presque aussi rare que les talents.
Parmi nous aujourd'hui la plupart des sermons, des oraisons funèbres, des discours d'appareiP, des harangues dans de certaines cérémonies, sont des amplifications ennuyeuses, des lieux communs cent et cent fois répétés. Il faudrait que tous ces discours fussent très rares pour être un pou supportables. Pourquoi parler quand on n'a rien à dire de nouveau? Il est temps de mettre un frein à cette extrême intempérance, et par conséquent de finir cet article. {Dictionnaire philosophique, Amplification.)