‹ Le Dix-huitième siècle par les textes, morceaux choisisChapitre 9 sur 340 · Philosophe anglais du xvii° siècle · texte numérisé non relu

Philosophe anglais du xvii° siècle

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SOCIIATK, MONTA ir. ni:.

MoNTAUiNE. — C'est donc vous, divin Socralc ? Que j'ai de joie do vous voir! Je suis loul fraîchomonl /enu en ce paysci, ol dt'-s mon arrivée je me suis mis à vousy chcrclier. lùilin, après avoir i-cmpli mon livre de votre nom et de vos l'-logcs, je puis m'enlretcnir avec vous, cl apprendre comment vous possédiez cette vertu si naivc, dont les allures^ étaient si naturelles, et qui n'avait point d'exemple, même dans les heureux siècles où vous viviez.

SoCRATi:. — Je suis bien aise de voir un mort qui me parait avoir clé pliilosophc ; mais, comme vous élcs nouvellement venu de là-haut^, et qu'il y a longtemps que je n'ai vu ici personne (car on me laisse assez seul, efil n'y a pas beaucoup de presse à rechercher ma conversation), trouvez bon que je vous demande des nouvelles. Comment va le monde? N'est-il pas bien changé?

MoNTAKiNE. — extrêmement. Vous ne le reconnaîtriez pas.

SocRATE, — J'en suis ravi. Je m'étais toujours bien doute qu'il fallait' qu'il devint meilleur et plus sage qu'il n'était de'mon temps.

.Montaigne. — Que voulez-vous dire ? Il est plus fou et plus corrompu qu'il n'a jamais clé. C'est le cliangemontdont je voulais parler, et je m'attendais bien '' à savoir de vous l'histoire du temps que vous avez vu, et où régnait tant de probité et de droiture.

SocRATE. — Et moi, je m'attendais, au contraire, à apprendre des merveilles du siècle où vous venez de vivre. Quoi I les hommes d'à présent ne se sont point corrigés des sottises de l'antiquité?

1. Sulre... nllitres. Les deux mois 3. // /'«//«iV. Il devait nécessairement Si trouvent dans les Esnais. Sa/vc est arriver.

comme un superlatif de nalurelle. i. Bien. Au sens de certes.

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