CHAPITRE SEIZIÈME
les prophètes et les évangélistes l'appuient de leur autorité et l'éclairent de leur science surnaturelle ; il foule aux pieds les ennemis de la foi qu'il a vaincus : Arius, Sabellius et Averroës. Au-dessous de lui, quatorze figures symboliques, auxquelles répondent quatorze personnages historiques, forment une sorte de concile des arts et des sciences dont il est le prince (').
Stefano, autre élève de Giotto, avait peint dans le même couvent de Sainte-Marie-la-nouvelle, à Florence, deux images grandioses de l'illustre Docteur; l'une d'elles, qui subsiste encore, le montre méditant au pied d'un calvaire, en face de son glorieux père saint Dominique (^).
Un tableau de Traini, conservé à Sainte-Catherine de Pise, le représente écrasant l'hérésie et recevant de Notre Seigneur des flots de divine lumière qu'il transmet à son auditoire, — où se distinguent des religieux, des évêques, des cardinaux, et même des souverains pontifes.
Voici comment un docte prélat italien, Monseigneur Talamo, décrit cette peinture à fresque du meilleur élève « du célèbre Orcagna qui vivait au XI V^ siècle».
1. Gxwyçx^ Essai sur les fresques de Raphaël au Vatican; Chambres^ p. (,9, note. — Rio, de PArt chréiien^ tom. I, p. 216.