‹ Le Docteur angélique, St. Thomas d'AquinChapitre 116 sur 153 · Rio, Ibid.^ p · texte numérisé non relu

Rio, Ibid.^ p

«Au milieu du tableau se voit le prince de la scolastique, saint Thomas d'Aquin, le visage plein de majesté et de sérénité, comme un penseur qui se plaît dans la possession du vrai. Il tient dans les mains, et ouverte sur la poitrine, la Somme contre les (gentils, étincelante de rayons, et sur laquelle on lit ces paroles de l'Ecriture: Ma bouche sera F organe de la vérité, et mes lèvres détesteront l'impiété. Ensuite le peintre, pour indiquer les sources où le Docteur Angélique puisa sa science admirable, et les fruits abondants et bienfaisants que cette science a apportés au monde, a placé autour de lui différents personnages dont il a exprimé les diverses relations avec saint Thomas, par la disposition variée des rayons ; et c'est en cela proprement que se trouvent le mouvement et la vie du tableau. Parmi les personnages auxquels le prince de l'Ecole emprunte sa doctrine, est Aristote placé à droite, avec son livre de \ Ethique ouvert dans les mains et offert aux regards du saint. A gauche, et un peu plus incliné vers lui, est Platon, qui lui présente aussi le Timée qu'il tient ouvert dans ses mains.

« L'artiste, voulant montrer que le prince des philosophes et des théologiens a corrigé et perfectionné la science païenne par la lumière de la sagesse chrétienne,

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