‹ Le Docteur angélique, St. Thomas d'AquinChapitre 78 sur 153 · CHAPITRE ONZIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE ONZIÈME

l'opinion commune des hommes. Et sur-le-champ, le seigneur comte de Noie et tous les seigneurs cardinaux s'écrièrent qu'ils en étaient témoins, et que le dit saint Thomas avait réellement composé l'office de la fête du corps de Notre Seigneur, d'une manière excellente, subtile et merveilleuse. Après quoi, le seigneur pape dit que cela était vrai. Et il ajouta que le bienheureux Thomas avait une grâce singulière pour écrire sur le très saint sacrement de l'Eucharistie, et, par exemple, qu'il avait parfaitement expliqué le chapitre du droit ecclésiastique où il est parlé de la célébration des messes ('), de sorte que, depuis le bienheureux Thomas, les canonistes pouvaient traiter et expliquer ce chapitre sans crainte d'erreur, ce qui n'arrivait pas communément avant lui. Cela dit, le seigneur pape interrogea le maître-général sur sa deuxième observation.

Le maître répondit : « Très Saint Père, la seconde chose que j'ai à vous soumettre avant ma supplique, c'est que le même saint Thomas a fait un excellent Commentaire des quatre Evangiles par ordre du 1 seigneur pape Urbain. » Et le seigneur pape lui dit : € Ceci, je vous l'accorde. Mais que voulez-vous en

Page 1