‹ Le Docteur Gustave Bouchereau ... 1835-1900Chapitre 2 sur 11 · NOTICE NÉCROLOGIQUE DU DOCTEUR ROUCHEREAU · texte numérisé non relu

NOTICE NÉCROLOGIQUE DU DOCTEUR ROUCHEREAU

savoir dans les leçons très suivies qu’il fit à partir de 1872 et ses publications telles que son article Satyriasis du Dictionnaire de Dechambre, font regretter qu’elles n’aient pas été plus nombreuses.

Bouchereau était membre de la Société de Biologie depuis 1874 et fut à deux reprises en 1881 et 1886 élevé par la haute estime de ses collègues à la vice-présidence. En 1871, il avait été nommé membre titulaire de la Société médico-psychologique ; chargé comme secrétaire annuel du compte rendu des séances, il prit une part active à ses travaux et fut élu présisident en 1891. Il était depuis 1885 secrétaire de l’Association mutuelle des médecins aliénistes de France et il remplissait cette tâche délicate avec le plus grand tact et la plus grande bienveillance. La collection de ses rapports annuels constitue une histoire des plus complètes de cette association durant ces quinze dernières années, et ses discours dans lesquels il rendait hommage à la mémoire de ses collègues disparus, sont tous empreints d’une vibrante émotion et de la plus affectueuse cordialité.

A la fin de 1879, il est appelé à remplacer Prosper Lucas comme médecin en chef de la section des femmes de 1 asile Sainte-Anne, et dans cet important service, au milieu de ses malades, sa générosité naturelle eut occasion de prendre tout son essor. Partisan convaincu des avantages pour certaines catégories de malades de l’assistance familiale, il prêta son concours le plus dévoué au développement de la colonie de Dun-sur-Auron et il songeait depuis quelques années à la fondation d’un olfice central d’accueil et de protection poulies anciennes malades des asiles et aussi pour les femmes en détresse qu’il voulait arracher à la mélancolie et au suicide. La mort l’a surpris au milieu de ces projets philanthropiques, et s’il a fait beaucoup de bien, tous ceux qui le connaissaient savent qu’il en eût fait encore davantage.

OBSEQUES

Il U

ir GUSTAVE BOUCIIEREAU

Le service funèbre a été célébré le dimancbe 25 février à -Montrichard au milieu de parents, d'amis et d’une grande aflluence de la population ; mais une imposante cérémonie avait eu lieu a l’Asile clinique où un catafalque avait été installé dans le service même du D‘' Bouchereau. Là, devant le cercueil et en présence d’une nombreuse assistance de con- Irères et d’amis, du personnel de l'établissement et d’un gi and nombre de malades, six discours ont été prononcés : M. Pelletier, chef du service des aliénés à la Préfecture de la Seine, prit la parole au nom du Préfet de la Seine et de l’Administration ; M. rtitti, au nom de la Société médico-psychoogique ; M. Meuriot, au nom de l’Association mutuelle des médecins aliénistes ; M. Gley, au nom de la Société de Biologie ; 31. Briand, au nom des anciens internes de Bouchereau, et 31. Dagonet, au nom du corps médical de l’Asile clinique (Sainte-Anne).

Les cordons du poêle pendant le trajet de l’Asile clinique à la gare d’Orléans étaient tenus par M. Pelletier, chef du service des aliénés, 31. Motet, secrétaire général de la Socié/c' (le médecine légale et membre de l’Académie de médecine, il. Gley, secrétaire général de la Sociélé de Biologie, agrégé de la Faculté, 31. Dubuisson, médecin de l’Asile clinique,

• I. Meuriot, président de V Association muluelle des méde- Mis aliénistes de France, et M. Gréhant, professeur au

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