SCÈNE III
FABIEN , seul. Il s'assied à gauche et achève de lire une lettre qu'il tenait à la main.
• Oui, mon bon Fabien, une vie nouvtüea commencé pourmoi. * près de Roger. prèsde mon mari, qui m’aime p us que j ini o« .. » au sein de sa famill •, qui m’a reçue comme un autre enfant. » Vous le voyez, mon ami, je suis bien heureuse! Répondez nous » vite et dites-nous que vousaussi. vous êtes heureux...» [Plia fl, serrant le papier, puis awc rouie.) Oui, ma lionne Lia , oui. j' habile un iche hôt 1 .' je suis le pregiier des laquais de Mmcla marquise de la Ri-yncrie !.. honneur insigne! C'est chez moi, dans ma chambre que je suis servi ! par un de mes scmbl blés, un laquais comme moi!. Oui, moi aussi , je suis bien heureux!! ( Se Ivanl et changeant d ton. Mais, mon Dieu!... d'où me vient donc tant de patience et de résignation? Voilà i lus de six mois que cela dure ainsi.... et je n’ai pas encore secoué mon énergie qui sommeille , pour leur crier a tous : Mais cette
iomme que vous entourez dans ce salon d'hommages et de flatteries . cette femme est à moi !.. Non ! je me lais . enfermé presque tout le jour je cherche dan* l'élude l'oubli de ma condition... ('. est seulement quand j’entends sortir de l'hôtel le carrosse de la marquise, que je me hasarde à échanger avec Pauline, quelques mots, quelques regards. . . Puis, un étranger arrive cl je m'é oigne aussitôt, emportant pour prix de mon silence, un sourire ou une larme... Oh! je suis lâche! bien lâche! ( Hmit de voilure. Il court à la fenêtre de droite, qn il ouvre.) C’est elle! (Ave joi'.) je vais la vuir ! la voir ! ! Ah ! voilà I* secret de ma résignation !
(Un val‘1 en grande livrée ouvre à deux b Aluns lu porte du f nd. Le chevalier, en cosiunv- d> cour, entre, doun ail lu main à Pauline, pirée aussi. Sainte Luce ne fait pas ulleiit on « Fabien, qui se tient à l’écart et que Pauline non plus ne voit fnis.)